1. Savoir ce que vous ignorez.

Vous ne pouvez prédire à quel moment les marchés vont devenir volatils. Il y a trop de variables en jeu. Toutes les prédictions des médias peuvent être déjouées. Des changements politiques, une catastrophe naturelle, une guerre, une pénurie d’approvisionnement, des désaccords commerciaux et autres peuvent changer la donne. Les gestionnaires de portefeuille expérimentés tiennent compte de nombreux facteurs dans leur analyse. Ils sont conscients de cette incertitude, d’où leur prudence en général quand ils modifient leurs placements. Autrement dit, ils savent ce qu’ils ignorent. 

Cette approche mesurée est logique au vu de tout ce qu’on doit prendre en compte lorsqu’on tente d’anticiper la volatilité des marchés. Par exemple, supposons que vous décidez de convertir tous vos placements en liquidités. Vous avez 50 % de chances d’avoir raison. Donc 50 % de chances d’échapper à une lourde perte, mais aussi 50 % de risques de rater un gain important. De plus, il vous faudra déterminer quel sera le bon moment pour revenir sur le marché. Or, vous n’avez encore que 50 % de chances d’avoir raison sur ce point (en évitant une perte encore pire ou en réalisant un gain substantiel). Voilà qui ajoute une couche d’incertitude. 

Dans ce scénario, votre tentative d’anticiper le marché peut avoir différents résultats : 

Anticipation parfaite : Vous évitez la perte, réintégrez le marché quand il est au plus bas et participez pleinement à la remontée subséquente. 
Anticipation acceptable : Vous évitez la moitié de la perte et réintégrez le marché à mi-course d’une progression à court terme.
Anticipation médiocre : Vous encaissez la moitié de la perte, vendez, attendez… Résultat : vous ratez la moitié d’une progression à court terme.
Anticipation regrettable : Vous encaissez la totalité de la perte (en vendant au plus bas), attendez un signe d’amélioration, restez indécis… Résultat : vous ratez la plus grande partie de la remontée subséquente.

2. Tirer avantage de la répartition de l’actif.

Il se peut que vos fonds communs de placement détiennent des actions. Lorsque les marchés boursiers deviennent très volatils, ils ont tendance à être plus corrélés – autrement dit, à évoluer davantage à l’unisson – à l’échelle mondiale. Bien que temporaire, une telle conjoncture a de quoi troubler. Elle donne l’impression que le marché boursier n’offre aucun abri. La diversification des catégories d’actif – c’est-à-dire la répartition de vos placements entre les obligations et les actions – peut vous procurer une certaine protection. En général, les fonds d’obligations sont moins volatils que les fonds d’actions. Lorsque vous établissez votre plan de placement avec un conseiller, vous avez de l’aide pour définir une composition d’actif (ou un portefeuille) qui tient compte de plusieurs facteurs :

  • votre âge
  • vos objectifs
  • votre tolérance au risque
  • votre horizon – le moment où vous aurez besoin de l’argent

3. Mieux connaître la volatilité – et la façon de la gérer.

Il y a d’autres façons de réduire la volatilité de vos placements. Les fonds communs revêtent différentes formes. Ainsi, chacun comporte un niveau de risque, qui est indiqué dans son aperçu (accessible sur le site Web de la société de fonds). Le niveau de risque est déterminé en fonction de la fluctuation du rendement du fonds au fil des ans. Ce n’est pas une indication de la volatilité future du fonds et il peut changer à la longue. De plus, un fonds présentant un faible risque peut quand même perdre de l’argent. Cependant, le fait de connaître le niveau de risque est l’un des avantages que vous tirez de lire les aperçus des fonds.

Votre conseiller est en mesure d’évaluer les fonds et de les apparier. Il peut recommander des fonds conçus pour être moins volatils que les marchés boursiers. On parle alors de fonds d’actions « à faible volatilité ». Il peut aussi recommander des fonds qui ont su échapper au plein impact des replis antérieurs du marché. On dit que ces fonds ont un faible « ratio d’encaissement des baisses ». Cela signifie qu’ils ont moins baissé que la moyenne en période de recul des marchés. Ce faible ratio n’est pas garant des résultats futurs, mais il montre que le gestionnaire n’a pas simplement imité le marché. Par ailleurs, il peut y avoir un prix à payer pour une volatilité moins élevée. Dans certains cas, vous vous priverez de profiter pleinement des hausses du marché. 

Enfin, il existe des « portefeuilles gérés », aussi appelés « solutions gérées ». Dans ceux-ci, le risque peut être réduit par de légères modifications de la composition de l’actif à court terme. Il est par ailleurs réparti entre de nombreuses catégories d’actif. C’est ce que l’on appelle la « répartition tactique de l’actif ». Cependant, les portefeuilles gérés n’ont pas tous recours à une telle répartition tactique. Il convient donc d’aborder cette question avec votre conseiller.

4. Se renseigner sur les garanties.

Bien des investisseurs souhaitent participer à la croissance des marchés. Ils sont aussi prêts à sacrifier un certain rendement en payant des frais un peu plus élevés pour profiter de garanties d’assurance. Les conseillers peuvent les aider à placer la totalité ou une partie de leur portefeuille dans des fonds distincts et autres produits de ce genre. Ces produits peuvent offrir des garanties à l’échéance et au décès, des avantages pour la planification successorale, une protection éventuelle contre les créanciers et la possibilité de contourner les frais d’homologation. 

Il existe également des placements tels les rentes et les CPG qui ne font courir aucun risque boursier. Les rentes procurent un revenu garanti à vie ou pendant une certaine période. Elles ont aussi un prix. En effet, les investisseurs renoncent au potentiel de hausse des marchés en échange de la certitude qu’elles procurent. Là encore, un conseiller peut vous recommander des produits en fonction de vos besoins et de la conjoncture de placement. 

5. Reconnaître la réalité de l’aversion pour les pertes.

L’une des grandes leçons de l’économie comportementale est qu’en moyenne, les pertes causent deux fois plus de souffrance que les gains n’apportent de bonheur. Ce phénomène a été largement étudié par les chercheurs. Vous n’arriverez pas nécessairement à y échapper en vous raisonnant. Ainsi, si la valeur de votre portefeuille a beaucoup baissé, vous éprouverez sans doute de la frustration, de la colère et des regrets. Préparez-vous à ces réactions et tâchez de vous concentrer sur vos objectifs et votre horizon temporel. Votre conseiller peut vous aider à comprendre vos options. Il sera là pour vous soutenir dans les bonnes comme dans les mauvaises périodes. En conclusion, retenez cette règle générale :

il est plus important de rester sur le marché que de tenter de l’anticiper. 

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