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Mandat privé de titres de créance de base Avantage Sun Life

Commentaires sur les fonds | T1 2022

Opinions et commentaire fournis par Gestion SLC.

Revue des marchés

Au premier trimestre de 2022, le gestionnaire de portefeuille a vu apparaître une nouvelle source de volatilité dans la majorité des grands marchés obligataires et boursiers mondiaux. La guerre en Ukraine et les sanctions qu’elle a entraînées contre la Russie ont créé une pression accrue sur les prix de l’énergie et des céréales. Ceci n’a pas aidé les marchés, qui s’inquiétaient déjà de l’ampleur des effets inflationnistes des mesures de relance budgétaire et monétaire adoptées dans le monde durant la pandémie de COVID‑19. Dans l’enquête de la Banque du Canada, le nombre d’entreprises signalant des pressions sur la capacité du fait de problèmes liés à la main-d’œuvre ou aux chaînes d’approvisionnement a atteint un sommet historique durant la période. Afin de maîtriser l’inflation, la Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont commencé à relever leurs taux d’intérêt au premier trimestre, avec des répercussions qui se sont surtout fait sentir dans le segment à court terme de la courbe des taux. Cette courbe s’est nettement aplatie durant le trimestre. Les taux à deux ans ont grimpé de 127 points de base dans la perspective de la poursuite des hausses de taux des banques centrales tout au long de l’année, tandis que les taux à 30 ans n’ont monté que de 70 points de base. Les taux à deux ans se sont ainsi retrouvés à moins de 10 points de base des taux à 30 ans, pour la première fois depuis le début de 2020. 

Les fondamentaux des obligations de sociétés ont poursuivi leur embellie sur fond de croissance économique vigoureuse, mais les écarts de ces titres ont été malmenés en 2022, au gré des fluctuations des apports de capitaux des investisseurs et du nombre de nouvelles émissions. Après un rythme solide en janvier, ces nouvelles émissions ont marqué le pas en février, pour ensuite rebondir au chiffre record de 30 milliards de dollars en mars, dont plus de 20 milliards provenant des banques canadiennes. Depuis le début de l’année, les nouvelles émissions d’obligations de sociétés sont nettement supérieures à celles de 2021 dans l’ensemble, mais celles des sociétés non bancaires ont ralenti par rapport à l’an dernier. Les concessions consenties par les émetteurs ont augmenté en milieu de trimestre, le déclenchement de la guerre en Ukraine ayant rendu les marchés financiers plus volatils; elles se sont toutefois atténuées en fin de période, alors que les apports de capitaux des investisseurs sont devenus plus favorables. Les secteurs des obligations de sociétés sensibles aux taux d’intérêt comme l’immobilier ont affiché parmi les pires performances du trimestre, avec des écarts de crédit en hausse de 35 points de base à cause de la forte progression des taux d’intérêt. Les écarts se sont creusés de 28 points de base dans le secteur des services financiers sous l’effet d’un flot continu de nouvelles émissions. Les secteurs fortement exposés à une duration longue comme les infrastructures et les communications ont surperformé, leurs écarts ne s’élargissant que de 18 points de base, surtout en raison du manque d’émissions d’obligations de sociétés à long terme depuis le début de 2022.

Revue du fonds

La volatilité est restée au rendez-vous en 2022. Constatant la persistance des pressions inflationnistes, les banques centrales ont commencé à resserrer leur politique au premier trimestre. Les taux ont beaucoup monté sur toute la courbe, laquelle s’est aplatie puisque les taux à court terme ont grimpé en prévision de relèvements de taux encore plus marqués en 2022. Le fonds a profité de sa position en duration légèrement courte et de son positionnement sur la courbe, mais son rendement actif a souffert de l’exposition aux obligations américaines et des swaps de couverture connexes durant le trimestre.

  Rendement (%) Duration réelle (années) Cote de crédit moyenne
Mandat privé de titres de créance de base Avantage Sun Life 3,30 7,79 AA

Indice des obligations universelles FTSE Canada

3,01 7,88 AA
Différence 0,29 (0,09) -
Rendement estimatif y compris les couvertures de change* 3,35 - -

*Rendement estimatif total obtenu, corrigé de l’effet des activités de couverture. Veuillez noter que le rendement global du fonds ne prend pas en compte l’avantage tiré des stratégies de couverture.

Positionnement du portefeuille

Le rendement du fonds a fortement grimpé au cours d’un trimestre marqué par la hausse des taux d’intérêt canadiens, et le rendement supplémentaire par rapport à l’indice de référence a légèrement monté. L’inflation restant préoccupante, la duration est demeurée plus courte que celle de l’indice de référence. La qualité du crédit demeure conforme à celle de l’indice de référence.

  • Structure des échéances : Le fonds continue de privilégier la valeur du segment à 20 ans de la courbe des taux par rapport aux émissions plus courantes à 10 et à 20 ans. Durant le trimestre, le gestionnaire de portefeuille a vendu certaines positions dans les titres à 30 ans pour investir davantage dans les titres à 20 ans afin de profiter de l’inversion à l’extrémité longue de la courbe. La pondération des titres à cinq ans s’est rapprochée de celle de l’indice de référence, le gestionnaire de portefeuille estimant que ce segment offrait une meilleure valeur, vu l’aplatissement de la courbe canadienne et les nouvelles émissions intéressantes d’obligations de sociétés à court terme. 
  • Qualité du crédit : Dans l’ensemble, la qualité du crédit du fonds n’a pas beaucoup varié ce trimestre. La pondération des obligations notées AA et A a augmenté tandis que celle des obligations notées AAA a diminué, le gestionnaire de portefeuille ayant vendu des obligations fédérales pour acheter des titres des provinces et des sociétés. (L’exposition du Mandat privé de titres de créance de base Avantage Sun Life aux titres de qualité inférieure se situe à 0,8 %. Elle est attribuable à la position du portefeuille dans le Fonds de placements privés à revenu fixe Plus à court terme Gestion SLC.) 
  • Répartition des devises : La pondération des titres étrangers a continué de monter, passant à 17,8 %, contre 15,3 % à la fin du quatrième trimestre. L’élargissement des écarts de crédit aux États-Unis et les possibilités de diversification offertes par les nouvelles émissions ont rendu les titres de créance américains intéressants. Les obligations en dollars américains sont couvertes au moyen d’un swap de flux de trésorerie pour limiter le plus possible l’exposition du fonds aux variations du billet vert et des taux d’intérêt américains. (Répartition du compartiment étranger : 17,1 % USD, 0,5 % GBP et 0,2 % EUR.)

Opérations importantes

La pondération des obligations fédérales a été réduite au profit de l’étoffement des positions dans les titres provinciaux et financiers. Dans le secteur des services financiers, le gestionnaire de portefeuille a acheté des titres de créance de banques canadiennes, américaines et européennes. Le gestionnaire a également pris une position dans une nouvelle émission de la société pharmaceutique américaine Amgen. Les écarts de crédit des obligations provinciales s’étant creusés, le gestionnaire a profité de l’occasion pour réduire la sous-pondération de ce secteur.

Perspectives

Au Canada, le taux de chômage frôle un creux de 45 ans. Bien que les cas de COVID-19 continuent d’augmenter légèrement, de plus en plus de gens apprennent à vivre en composant avec le virus. Comme aux États-Unis, la hausse des prix des aliments et de l’énergie pèse sur le revenu disponible des ménages. La progression du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre a permis à l’économie de dépasser son niveau d’avant la pandémie. Le gestionnaire de portefeuille s’attend à ce que l’inflation plafonne au deuxième trimestre. Les prix des logements s’inscrivant en hausse de 20 %, le gouvernement tâche de calmer le marché immobilier. Ainsi, il interdit l’achat de biens immobiliers résidentiels par des étrangers pendant deux ans, en plus d’alourdir la charge fiscale des spéculateurs qui revendent une propriété dans l’année suivant son acquisition. En outre, pour aider les primo-accédants à la propriété, le gouvernement double le crédit d’impôt à l’achat et introduit un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété. À l’échelle de l’Amérique du Nord, on s’attend à ce que la croissance tienne bon puisque le Canada et les États-Unis sont plus autonomes que d’autres grandes économies sur le plan énergétique. Le marché du travail reste dynamique et les bilans des ménages et des entreprises sont robustes.

Déjà élevée avant la guerre en Ukraine, l’inflation mondiale est attisée par la menace de chocs de l’offre énergétique et alimentaire. La part de la Russie dans le PIB mondial est modeste, mais en tant qu’important producteur d’énergie et de métaux, le pays a une incidence considérable sur les prix des produits de base à l’échelle mondiale. Les sanctions imposées aux producteurs et raffineurs de pétrole russes font monter les prix du pétrole et du gaz naturel au moment où le risque d’une dislocation de l’offre augmente. La Russie et l’Ukraine sont aussi de grands exportateurs de blé et d’autres céréales. Les stocks mondiaux étant nettement inférieurs à la moyenne, le risque d’interruptions dans l’approvisionnement de ces denrées alimentaires fait grimper la facture d’épicerie.

Malgré un contexte incertain, la persistance de l’inflation amène les banques centrales à durcir leur politique. On s’attend à ce que la Fed relève encore les taux de 200 points de base cette année et commence à réduire son portefeuille d’actifs massif durant les mois qui viennent. Dans un cycle de resserrement normal, la Fed hausserait les taux d’intérêt par tranches de 25 points de base. Cette fois-ci, elle devrait débuter par une série de relèvements de 50 points de base pour souligner sa détermination d’endiguer l’inflation. La Banque du Canada (BdC) a déjà relevé ses taux de 50 points de base à sa réunion d’avril, et la fermeté de ses propos laisse entrevoir la possibilité d’autres hausses de 50 points de base à l’occasion des prochaines réunions. La BdC a également réitéré son optimisme à l’égard de l’économie. Comme la Fed, elle semble pressée de relever les taux vers une fourchette normalisée de 2,5 % à 3 %, et ce, dans l’espace d’un an à moins d’un repli spectaculaire de l’inflation ou d’un resserrement significatif des conditions financières. Les perspectives des taux d’intérêt ont déjà une incidence importante sur les taux hypothécaires et pourraient rapidement commencer à modérer l’activité immobilière résidentielle. 

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Série A Série F

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