Mandat privé de titres de créance de base Avantage Sun Life

Commentaires sur les fonds | T4 2025

Opinions et commentaire fournis par le sous-conseiller SLC Management

Revue des marchés

Alors que 2025 avait débuté avec des fluctuations importantes et de l’incertitude, Gestion SLC a terminé l’année en regardant au-delà du bruit de fond. Le thème commun à tous les aspects du marché obligataire canadien au quatrième trimestre était « la tendance est votre amie ». La courbe des taux s’est accentuée au quatrième trimestre, dans la lignée des tendances observées plus tôt en 2025. Cette accentuation a été provoquée à la fois par la réaction des titres à court terme à la nouvelle baisse de taux de la Banque du Canada (BdC) au quatrième trimestre, la quatrième en 2025, et par la hausse continue des taux à long terme, qui ont atteint de nouveaux sommets. Bien que la BdC ait été encline à réagir au ralentissement de la croissance, l’inflation au pays est demeurée dans la partie supérieure de la fourchette cible de la BdC. Si l’on combine cela à la tendance des gouvernements à l’échelle mondiale à privilégier les déficits budgétaires et à émettre davantage d’obligations, les obligations à long terme en ont ressenti la pression.

Le marché canadien du crédit a terminé à nouveau l’année sur une note positive et surpasse le marché américain depuis les deux dernières années. Les émetteurs de qualité inférieure ont continué de surclasser les émetteurs de qualité supérieure tant au quatrième trimestre que tout au long de l’année, le secteur des communications ayant affiché la plus grande vigueur sur l’ensemble de la courbe. Même si l’environnement macroéconomique était légèrement positif et que les données fondamentales du crédit sont restées relativement inchangées, les taux nominaux et réels élevés ont entraîné des afflux constants vers le marché canadien du crédit. Outre les investisseurs en quête de rendement, des émetteurs comme les sociétés de télécommunications ont continué d’offrir le remboursement par anticipation de leurs obligations de premier rang régulières pour les remplacer par des titres hybrides (subordonnés) appréciés des agences de notation. Les afflux d’investisseurs et les offres de remboursement des émetteurs ont contribué à propulser le marché des nouvelles émissions d’obligations de sociétés vers un sommet en 2025, avec des concessions de prix pour les nouvelles émissions plus faibles qu’à la normale.

Malgré les difficultés, la croissance devrait se maintenir

S’il y a un mot pour décrire l’année dernière, c’est la résilience. Et les prévisionnistes misent sur la même chose pour 2026. Face aux droits de douane et aux craintes liées à la croissance, les pays, les entreprises et les ménages ont trouvé des moyens d’atténuer plusieurs chocs. Cette année, nous sommes toutefois dans une situation fragilisée.

En Amérique du Nord, la croissance du PIB en 2026 devrait atteindre 2 %. Pour le Canada, on estime 1,2 %. Le Canada a progressé pour stopper l’inflation, alors que les États-Unis ont encore du mal à la contenir. Ce n’est probablement qu’en 2027 qu’ils se rapprocheront de leur objectif. Entre-temps, la zone euro devrait afficher une croissance d’environ 1,4 % et la Chine, d’environ 4,5 %. L’inflation est bien maîtrisée dans la zone euro. En Chine, les prix baissent depuis un certain temps, car les importantes subventions gouvernementales ont entraîné une surproduction, alors que la demande intérieure reste faible. Cependant, les exportations de la Chine se sont révélées plus robustes que prévu, le pays ayant persuadé les États-Unis de reporter les menaces de droits de douane et de poursuivre les négociations. Les exportations de la Chine vers les États-Unis sont en baisse cette année, mais ses exportations mondiales sont en hausse, notamment grâce à l’intensification des échanges commerciaux avec d’autres pays, particulièrement en Afrique. Néanmoins, on s’attend à ce que la demande intérieure et l’inflation en Chine restent relativement modérées cette année.

Les regards se tournent vers la Fed tandis que la BdC et la BCE sont plus stables

Les marchés s’attendent à ce que la Fed appuie une croissance à long terme, mais l’inflation tenace ne permet pas d’y arriver rapidement. L’inflation reste élevée tandis que le marché de l’emploi est au ralenti. Ces deux indicateurs évoluant dans des directions opposées, la Fed se trouve dans une position conflictuelle : agir sur l’un pourrait potentiellement aggraver l’autre. Mais pour l’instant, elle semble plus préoccupée par la faiblesse du marché du travail.

De son côté, la BdC a fait des progrès constants pour maîtriser l’inflation. La croissance économique canadienne a ralenti sous l’effet persistant des politiques relatives aux droits de douane sur les marchés, mais les prévisions tablent sur un retour à des niveaux de croissance plus normalisés dans la deuxième moitié de l’année. La Banque centrale européenne (BCE) se trouve également dans une position confortable, car l’inflation se stabilise et les taux de financement à un jour se rapprochent de leur cible.

Dettes souveraines élevées

Le fardeau de la dette mondiale s’alourdit constamment, alors que les politiciens gagnent des élections en vantant des programmes populistes et en augmentant les dépenses. Le Japon est le cas le plus récent. Le parti traditionnel, qui dominait depuis des décennies, a perdu du terrain face aux partis qui promettaient des allègements fiscaux et des avantages.

Cette stratégie peut faire gagner des élections, mais les investisseurs obligataires la considèrent comme préoccupante, car les niveaux d’endettement augmentent sans cesse. Le Japon n’est pas seul. Ses pairs à l’échelle mondiale, dont les États-Unis, sont dans la même galère. Et les marchés réagissent déjà. Les taux sur l’obligation à 30 ans dans l’ensemble du G7 sont élevés. Les gouvernements doivent maintenant être plus tactiques lorsqu’ils émettent des obligations, car les investisseurs montrent moins d’appétit pour l’obligation à long terme. Il n’y a pas de niveau d’endettement précis auquel les marchés perdent confiance dans une économie développée. Mais plus les déficits persistent et plus les gouvernements manquent de discipline budgétaire, plus les emprunts deviennent coûteux, ce qui commence à entraver la croissance économique.

Revue du fonds

Au cours du trimestre, le Mandat privé de titres de créance de base Avantage Sun Life, série F (le « fonds »), a enregistré un rendement inférieur de 15 points de base (avant déduction des frais) à celui de son indice de référence, l’indice des obligations universelles FTSE Canada. La duration et le positionnement sur la courbe de rendement ont été neutres et n’ont ajouté qu’un point de base d’alpha.

Le crédit a été le principal facteur de la sous-performance. Les écarts de taux et la sélection de l’actif (plus particulièrement la sélection des titres, qui comprend la pondération active en obligations libellées en dollars américains) ont réduit l’alpha de 16 points de base. Selon les indices Bloomberg, les écarts de taux des obligations de sociétés canadiennes se sont resserrés de 4 pb, surpassant ceux des sociétés américaines qui se sont élargis de 4 pb pendant cette période. Le fonds continue de privilégier les titres de qualité et a réduit la pondération des obligations de sociétés américaines en faveur d’une exposition canadienne, les positions libellées en dollars américains terminant le trimestre à 5,7 %, encore en baisse par rapport à 7,1 % au trimestre précédent. Le fonds a étoffé sa position dans les obligations fédérales à rendement réel et a accru sa pondération en obligations provinciales avec des achats d’obligations à long terme de l’Ontario et du Québec. La pondération en obligations de sociétés est demeurée stable, avec une pondération accrue dans les secteurs des produits financiers et de l’industrie.

Rendements composés (%)1
Depuis la création
10 ans 5 ans 3 ans 1 ans T1
Mandat privé de titres de créance de base Avantage Sun Life, série A

0,4

--

-0,5

4,4

1,6

-0,8

Mandat privé de titres de créance de base Avantage Sun Life, série F

1,0

--

 0,1

5,0

2,2

-0,6

Indice FTSE Canada Universe Bond

0,5

--

-0,4

4,5

2,6

-0,3

1Source : Données au 31 décembre 2025.

Date de création : 25 février 2020.

Mandat privé de titres de créance de base Avantage Sun Life Aperçu mensuel du  mandat:

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