Le 20 juillet 2020, Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. deviendra Gestion d’actifs PMSL inc. Il nous faudra un certain temps pour actualiser nos sites Web, notre matériel et nos formulaires. Jusqu’à ce que ce soit fait, toutes les références à Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. doivent être interprétées comme Gestion d’actifs PMSL inc. Nous avons aussi regroupé les activités de la Sun Life liées aux fonds communs de placement, aux fonds distincts, aux rentes et aux produits de placement garantis sous la marque collective Placements mondiaux Sun Life.

Mandat privé de titres à revenu fixe opportuniste Sun Life

Commentaires sur les fonds | T4 2020

Téléchargez la version PDF

Opinions et commentaire fournis par Wellington Management.

Revue du portefeuille

Au niveau mondial, les secteurs des titres à revenu fixe ont dégagé des rendements positifs au quatrième trimestre de 2020. Des nouvelles encourageantes entourant les vaccins ont alimenté la confiance des marchés malgré la recrudescence des cas de COVID-19 dans le monde et la sortie officielle du Royaume-Uni de l’Union européenne. La majorité des secteurs autres que les titres d’État ont surperformé dans un contexte où les écarts de crédit se sont resserrés à l’échelle mondiale, les élections présidentielles américaines ont trouvé leur conclusion et les grandes banques centrales ont axé leurs politiques sur l’atténuation des risques économiques. Les courbes des taux des obligations souveraines se sont généralement accentuées à l’extérieur de l’Europe, dans une situation où les politiques accommodantes des banques centrales ont ancré les taux à court terme tandis que la perspective de nouvelles mesures de relance budgétaire a avivé les attentes d’inflation. Le dollar américain (USD) a perdu du terrain vis-à-vis de la majorité des autres monnaies.

Le portefeuille était généralement bien positionné pour profiter de la conjoncture du marché au quatrième trimestre; il a tiré un rendement positif de ses trois vecteurs de performance : les secteurs stratégiques, les approches de marché neutres et les stratégies tactiques. Les événements sans précédent de 2020 ont eu l’effet d’un test de résistance pour la structure du Fonds et fait ressortir la valeur d’une gestion active et d’une rotation sectorielle dynamique. Les résultats solides du Fonds au quatrième trimestre confortent le gestionnaire de portefeuille dans sa conviction que la constitution du Fonds allie de façon optimale les idées très porteuses issues des éclairages des équipes d’analyse du crédit, d’analyse macroéconomique et d’analyse sectorielle spécialisée de Wellington et le rôle de « bouée au vent » que l’on attend des obligations.

Au quatrième trimestre, les positions sectorielles stratégiques ont le plus contribué aux résultats du Fonds. Le thème des occasions sur les marchés émergents, qui réunit les titres de dette extérieure et locale des pays émergents, a eu l’impact le plus positif, cette catégorie d’actif ayant produit un rendement global de 9 % sous l’effet de la baisse des taux obligataires et de la sous-performance du dollar américain. Les positions liées aux thèmes de la dislocation des marchés du crédit (obligations américaines à rendement élevé) et des gouvernements activistes (obligations indexées sur l’inflation) ont également eu un effet favorable, puisque la conclusion des élections américaines et l’attente d’un renforcement des mesures de relance budgétaire et monétaire ont entraîné un redressement des actifs risqués et une hausse de 43 points de base des écarts correspondant au seuil de rentabilité des obligations américaines à cinq ans.

Les approches de marché neutres ont apporté une contribution modeste au rendement du trimestre et le Fonds a tiré avantage d’un certain nombre de stratégies en devises. Les positions acheteur sur le dollar australien (AUD) et la couronne suédoise (SEK) ont eu un effet favorable après que ces monnaies ont gagné 4,8 % et 4,2 % respectivement vis-à-vis du dollar américain.

Le dollar australien a été la plus performante des monnaies des pays du G-10. Des données économiques robustes et la hausse des prix des produits de base ont compensé les inquiétudes suscitées par la COVID-19. La couronne suédoise a surperformé en raison de données économiques qui ont continué de surprendre à la hausse. Ces résultats ont été en partie contrebalancés par les positions acheteur sur le dollar américain prises dans l’anticipation d’un affaiblissement des données économiques américaines par rapport à celles du reste du monde.

Les stratégies tactiques ont également eu un apport positif, à commencer par les positions dans les prêts bancaires, les titres convertibles et les obligations à rendement élevé durant un trimestre où les secteurs de moindre qualité ont nettement surclassé les obligations de meilleure qualité. Pondérés à hauteur d’environ 9 % dans le Fonds, les prêts bancaires ont contribué au rendement puisque ce secteur a rapporté 1 % en décembre, selon l’indice S&P/LSTA Leveraged Loan. Sur 12 mois en glissement, le taux de défaillance sur les prêts selon le montant nominal a clôturé le mois de décembre à 3,8 %; le gestionnaire de portefeuille est d’avis qu’il pourrait encore baisser puisque le maintien des mesures de relance budgétaire et monétaire et la réouverture progressive de l’économie permise par les vaccins au deuxième semestre de 2021 devraient atténuer les pressions qui s’exercent sur de nombreuses entreprises.

Positionnement du portefeuille

Le gestionnaire de portefeuille croit que les récessions peuvent remettre les compteurs à zéro et déboucher sur de nouveaux modes d’investissement et de consommation. À son avis, le cycle qui a duré de la crise financière mondiale à la pandémie de COVID-19 a sans doute été dominé par l’idée d’une stagnation mondiale séculaire, le marché s’attendant à ce que la productivité, la croissance et l’inflation restent faibles à perpétuité. Le gestionnaire de portefeuille croit que les titres de créance américains – et notamment les titres de bonne qualité – ont le plus profité de cet environnement. Durant la décennie, les titres de créance de bonne qualité ont produit un rendement moyen de 5,4 % par année avec une volatilité de 5,1 % – soit une combinaison rendement-risque attrayante.

Jetant son regard vers 2021 et les années suivantes, le gestionnaire de portefeuille voit poindre des signes faisant penser que cette thèse d’une stagnation séculaire ne tiendra pas nécessairement la route durant la décennie qui vient. Malgré la persistance de nombreuses causes à long terme d’une telle stagnation, comme la démographie, trois des principaux facteurs qui y ont contribué – la surabondance mondiale d’épargne, la politique monétaire axée sur la réduction de l’inflation et le manque d’investissements en immobilisations – semblent commencer à s’inverser.

  • Surabondance mondiale d’épargne – Depuis 20 ans, la consommation a été comprimée. D’abord, les pays affichant un excédent au compte courant ont tâché de développer leurs capacités manufacturières. Ensuite, après la crise financière mondiale, les consommateurs du monde entier se sont concentrés sur le rétablissement de leur bilan. La crise de la COVID-19 a changé ces deux situations. Les pays qui affichent le plus grand excédent au compte courant s’efforcent maintenant de rééquilibrer leur économie vers la consommation intérieure. De plus, les marchés du logement sont en plein essor, ce qui pourrait donner aux consommateurs la confiance voulue pour réduire leur épargne maintenant qu’ils ont rétabli leur bilan.
  • Politique monétaire – Depuis 40 ans, la politique monétaire s’est attachée à empêcher l’inflation de dépasser 2 %. Ainsi, la Réserve fédérale américaine a relevé les taux d’intérêt chaque fois que l’inflation commençait à monter. Or, la Fed semble opérer un virage à ce chapitre, selon ce qu’indique la révision récente de son énoncé de politique monétaire. La Fed restera sciemment à la traîne de l’inflation, puisqu’elle a manifesté l’intention de laisser le taux directeur à zéro jusqu’à ce que le taux de chômage revienne à un niveau assimilable au plein emploi quitte à ce que l’inflation dépasse la cible fixée.
  • Investissements en immobilisations – Depuis 20 ans, l’économie américaine manque d’investissements non résidentiels – qui sont le principal vecteur de croissance de la productivité. Les dépenses budgétaires supplémentaires amenées par la COVID-19 devraient se concentrer dans les infrastructures et d’autres investissements verts susceptibles de hausser les taux de croissance structurels. La nomination de Pete Buttigieg au poste de secrétaire aux Transports et d’autres responsables des enjeux climatiques témoigne de l’importance que l’administration Biden accordera à ces dépenses.

Comment nous adapter

Le gestionnaire de portefeuille ne s’attend pas à une augmentation substantielle des taux obligataires en 2021, mais il croit que nous assistons peut-être à l’inversion de plusieurs des tendances décennales qui ont permis aux actions et aux titres à revenu fixe américains de surperformer à l’échelle mondiale. À la lumière de la philosophie et du processus du Fonds, le gestionnaire de portefeuille estime que trois avenues doivent être sérieusement prises en compte pour bien positionner le Fonds dans cette nouvelle conjoncture : se tourner vers l’étranger, explorer les catégories d’actif particulières et aller vers les placements à rendement absolu.

Se tourner vers l’étranger

Les taux réels (c.-à-d. ajustés en fonction de l’inflation prévue) des obligations du Trésor et des obligations de sociétés américaines sont actuellement négatifs. Lors du prochain tournant baissier de l’économie, il n’est pas évident que ces titres à revenu fixe de base procureront les mêmes avantages que par le passé – en servant de source de rendement global et de bouée au vent en période de stress. Face à cette incertitude, le gestionnaire de portefeuille juge important de se tourner vers l’étranger. À l’intérieur du compartiment sectoriel stratégique du Fonds, le thème des défis de base privilégie les obligations d’État de pays comme Israël, la Chine, Singapour et la Corée du Sud qui sont susceptibles de jouer efficacement le rôle traditionnellement dévolu aux titres à revenu fixe.

De plus, devant l’inversion possible de la tendance désinflationniste à long terme, le gestionnaire de portefeuille opte de plus en plus pour les obligations mondiales indexées sur l’inflation dans le cadre du thème des gouvernements activistes.

Explorer les catégories particulières

Le portefeuille américain 60 % actions/40 % obligations a connu l’une des meilleures décennies de son histoire. Cependant, vu les valorisations actuelles, le gestionnaire de portefeuille croit pouvoir trouver un meilleur rendement global dans des secteurs moins traditionnels. Il songe notamment au thème des occasions sur les marchés émergents, qui cible les pays émergents dont les taux obligataires réels en monnaie locale sont élevés et qui sont venus à bout de l’inflation structurelle. Les titres de dette locale des marchés émergents ont été le secteur le moins performant du marché des titres à revenu fixe depuis 10 ans, et le gestionnaire de portefeuille croit que l’histoire se répète rarement.

De même, vu la disparité croissante des rendements des titres de créance et le faible taux de recouvrement sur les obligations en souffrance durant le cycle actuel, le gestionnaire de portefeuille pense que le moment est peut-être venu de repenser la pondération des titres de créance. Le Fonds privilégie les sociétés qui se remettent de la COVID-19 dans des secteurs bien structurés, les occasions créées par la dislocation des marchés du crédit dans des sociétés dont l’actif est nettement supérieur à l’endettement, ainsi que les prêts bancaires (le seul marché du crédit américain qui n’a pas prospéré durant la dernière décennie et qui présente actuellement des valorisations attrayantes). Enfin, dans le thème des retombées du programme TALF, le Fonds favorise les produits structurés négligés par les programmes d’urgence de la Fed.

Aller vers le rendement absolu

Les taux obligataires baissant depuis 40 ans, de nombreux investisseurs en titres à revenu fixe n’ont pas envisagé les placements à rendement absolu et les placements longs/courts, puisque la majorité des secteurs des titres à revenu fixe offraient un rendement supérieur aux attentes. Cependant, la crise de la COVID-19 a montré que la volatilité peut rapidement monter en flèche et que les marchés ont une capacité limitée d’absorber les flux en période de tension. Aux yeux du gestionnaire de portefeuille, les stratégies de rendement absolu demeurent un bon moyen de bonifier le rendement et de diversifier le portefeuille. Par ailleurs, le Fonds a récemment privilégié les stratégies en devises parce que le gestionnaire de portefeuille pense que la volatilité et la disparité pourraient faire leur entrée sur les marchés des devises en 2021, maintenant que les taux directeurs sont rivés à zéro ou presque dans la plupart des pays du monde.

En bref

Les événements de 2020 ont montré que le cycle en cours pourrait ne ressembler à rien de ce que les marchés ont connu par le passé. De l’avis du gestionnaire de portefeuille, l’évolution rapide de la conjoncture confère une pertinence particulière aux stratégies permettant de faire pencher dynamiquement les pondérations vers les secteurs attrayants marché.

Rendement du fonds

Rendements composés (%)1 Depuis la création2 3 Ans 1 An T4
Mandat privé de titres à revenu fixe opportuniste Sun Life Série A

0,9

2,2

6,9

2,3

Mandat privé de titres à revenu fixe opportuniste Sun Life Série F

1,9

3,3

7,9

2,6

Indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond (couvert en $ CA)

3,4

4,6

5,3

0,8

¹Les rendements se rapportant aux périodes supérieures à un an sont annualisés. Données au 31 décembre 2020.

²Année civile partielle. Les rendements sont indiqués pour la période allant du 6 juin 2016 (date de création du fonds) au 31 décembre 2016.

En savoir plus sur les Mandats de placement privés Sun Life

Le 24 mai 2019, le Fonds de titres à revenu fixe opportuniste Sun Life, qui s’appelait auparavant le Fonds multistratégie à rendement cible Sun Life, a modifié son objectif de placement. Il vise désormais à obtenir une exposition à diverses stratégies de titres à revenu fixe mondiaux. Il s’agit d’un fonds de placement alternatif. Le sous-conseiller était le gestionnaire du portefeuille à ce moment. Le 26 février 2020, le fonds sera renommé Mandat privé de titres à revenu fixe opportuniste Sun Life.

Les points de vue exprimés sont ceux de Wellington Management Canada, sous-conseiller de sous-conseiller de certains fonds communs pour lesquels Gestion d’actifs PMSL inc. est le gestionnaire de portefeuille. Les points de vue exprimés sur des sociétés, des titres, des industries ou des secteurs de marché particuliers ne doivent pas être considérés comme une indication d’intention de négociation à l’égard de tout fonds commun de placement géré par Gestion d’actifs PMSL inc. Ils ne doivent pas être considérés comme un conseil en placement ni une recommandation d’achat ou de vente. Ce commentaire est fourni à des fins informatives uniquement et ne doit en aucun cas tenir lieu de conseils particuliers d’ordre financier, fiscal ou juridique ni en matière de placement. L’information contenue dans ce commentaire provient de sources jugées fiables, mais aucune garantie expresse ou implicite n’est donnée quant à son caractère opportun ou à son exactitude.

Ce commentaire peut contenir des énoncés prospectifs sur l’économie et les marchés, ainsi que sur le rendement futur, les stratégies, les perspectives ou les événements s’y rapportant, qui sont soumis à des incertitudes qui pourraient faire en sorte que les résultats réels diffèrent de façon importante de ceux exprimés ou sous-entendus dans ces énoncés prospectifs. Les énoncés prospectifs ne garantissent pas les rendements futurs. Ils sont de nature spéculative et aucune décision ne doit être prise sur la foi de ces derniers.

Les placements dans des organismes de placement collectif peuvent donner lieu à des courtages, à des commissions de suivi, à des frais de gestion et à d’autres frais. Les investisseurs devraient lire le prospectus avant de faire un placement. Les taux de rendement indiqués correspondent aux rendements globaux composés annuels historiques qui prennent en compte les variations de la valeur des titres et le réinvestissement de toutes les distributions, mais ne prennent pas en compte les commissions d’achat et de rachat, les frais de placement ni les autres frais optionnels ou l’impôt sur le revenu payable par un porteur de titres, frais qui auraient eu pour effet de réduire le rendement. Les organismes de placement collectif ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement antérieur ne constitue pas une indication de leur rendement futur.

Les titres de série A sont offerts à tous les investisseurs, tandis que les titres de série F ne sont offerts qu’aux investisseurs qui bénéficient d’un programme intégré à honoraires auprès de leur courtier inscrit. Bien que les titres de série A et de série F aient le même portefeuille de référence, toute différence de rendement entre les deux séries est principalement attribuable à des différences concernant les frais de gestion et d’exploitation. Les frais de gestion des titres de série A comprennent des commissions de suivi, contrairement aux frais de gestion des titres de série F. Les investisseurs qui souscrivent des parts de série F peuvent verser des honoraires pour compte à honoraires, lesquels sont négociés avec leur courtier inscrit et payés à ce dernier.

© Gestion d’actifs PMSL inc., 2021. La société Gestion d’actifs PMSL inc. est membre du groupe Sun Life.