Fonds Granite - Point de vue du premier directeur des placements au T1 2026

07 avril 2026

Des vents contraires liés à l’IA aux chocs géopolitiques, le premier trimestre a mis les marchés à l’épreuve dans toutes les catégories d’actif. Découvrez comment Chhad Aul, premier directeur des placements et chef des solutions multiactifs à Gestion d’actifs PMSL inc., a utilisé la diversification tactique et le positionnement pour gérer la volatilité pour les portefeuilles Granite.

Les marchés ont commencé l’année et le trimestre sur des bases solides. Leurs rendements pour les deux premiers mois ont été très solides, surtout à l’extérieur des États-Unis.

Léger retard aux États-Unis en raison de l’IA. On remet en question les dépenses et la rentabilité à long terme de certains centres de données à très grande échelle. Et certaines industries, comme les logiciels, ont fait l’objet d’un examen, car l’IA perturbe leur modèle d’affaires.

Les actions américaines sont donc restées à la baisse pendant les deux premiers mois de l’année. Les choses ont radicalement changé avec le déclenchement de la guerre en mars. Le prix du pétrole a grimpé en flèche. L’interruption de l’approvisionnement en pétrole du golfe Persique préoccupe les marchés et influe sur les anticipations inflationnistes. Les obligations ont bien commencé l’année, mais les taux ont augmenté, menant à une braderie. Du côté des actions, la braderie s’est étendue à toutes les catégories d’actif. Les produits de base ont vraiment été les seuls bénéficiaires de ce risque géopolitique accru.

Au cours des deux premiers mois de l’année, on a vu une rotation pour s’éloigner des actions américaines. Les marchés internationaux et les marchés émergents en particulier ont bénéficié de cette grande rotation. Et le dollar américain a continué de baisser.

Qu’est-ce qui freinait les actions américaines? Un facteur clé est l’IA. Les dépenses liées aux centres de données des sociétés à grande capitalisation du secteur de l’IA ont été remises en question. Parallèlement, certains secteurs pouvant être perturbés par l’IA, comme celui des logiciels, ont subi beaucoup de pression. Le marché boursier américain a donc été atone au début du trimestre.

Avec le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les choses ont vraiment convergé en mars. Certaines valeurs volatiles ont donné lieu à des gains sur les marchés internationaux et émergents où il y a eu prise de bénéfice. C’est compréhensible, vu que ces régions sont plus dépendantes du pétrole et du gaz naturel liquéfié provenant de cette partie du monde.

Donc, à la fin mars, il y a eu prise de bénéfice et une certaine surperformance relative des États-Unis. En ce qui concerne les titres à revenu fixe, les anticipations inflationnistes ont exercé une pression sur les rendements, et il y a eu une vente massive d’obligations. 

Les produits de base se sont avérés le seul outil de diversification, surtout dans le secteur de l’énergie, qu’il s’agisse du pétrole brut ou du gaz naturel. Ils ont été très favorables pour le portefeuille. Les métaux précieux connaissent des gains vraiment solides depuis de nombreux trimestres. En effet, le prix de l’or et de l’argent monte depuis 2024. Mais il y a eu une vente massive dans le contexte actuel d’aversion pour le risque. En mars, les métaux précieux n’ont donc pas joué leur rôle défensif habituel, car il y a eu prise de bénéfice.

Les portefeuilles Granite étaient bien positionnés au cours du trimestre. Nos positions stratégiques en produits de base ont été favorables au cours de l’ensemble du trimestre, mais aussi après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient. Une exposition aux produits de base a vraiment été un avantage. 

Les actions des marchés émergents et les actions internationales et canadiennes ont aussi contribué au rendement. Sur le plan tactique, quelques changements de positionnement au cours du trimestre ont été favorables, ainsi qu’une position tactique dans les contrats à terme sur le pétrole brut.

Aux États-Unis, sur les marchés boursiers, notre pondération sectorielle a privilégié les ressources, ainsi que les secteurs plus défensifs comme les produits de première nécessité, les soins de santé et l’immobilier. Toute cette rotation sectorielle a été favorable. Du point de vue du risque global, on a tactiquement sous-pondéré les marchés internationaux et les actions au début de mars. On a ensuite réorienté cette position vers une stratégie de valeur relative où on a surpondéré les États-Unis et sous-pondéré les marchés internationaux. Ces décisions ont aussi été favorables.

Ce qu’il faut retenir, c’est que les périodes de volatilité accrue ne sont pas le moment de faire des changements importants à vos placements.

Certains des jours les plus positifs sur les marchés se trouvent dans ces périodes de volatilité. Il est difficile de prévoir l’évolution du marché, surtout en période d’incertitude importante. La meilleure chose est d’avoir un plan financier solide et de le respecter durant les périodes de volatilité. On supprime ainsi l’aspect émotionnel, ce qui est préférable dans ce contexte.

 

Mises en garde : 

RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS   

Cette vidéo est fournie à titre indicatif seulement et ne doit en aucun cas tenir lieu de conseils particuliers d’ordre financier, fiscal ou juridique ni en matière de placement. Les points de vue exprimés sur des sociétés, des titres, des industries ou des secteurs de marché particuliers ne doivent pas être considérés comme une indication d’intention de négociation à l’égard de tout fonds commun de placement géré par Gestion d’actifs PMSL inc. Ces points de vue sont susceptibles d’être modifiés et ne doivent pas être considérés comme des conseils en placement ni comme des recommandations d’achat ou de vente.