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Revue des marchés

Les marchés sont restés très volatils, les taux de la majorité des titres souverains ont monté et les écarts de crédit se sont resserrés, sur fond de forte résurgence de la COVID-19 en Europe et aux États-Unis et d’incertitude politique créée par les élections américaines et la négociation d’un accord post-Brexit.

Aux États-Unis, les données économiques ont été positives :

  • Le PIB annualisé a rebondi au troisième trimestre. Le raffermissement du marché de l’emploi et les fonds d’urgence débloqués en raison de la pandémie ont soutenu le revenu et les dépenses des particuliers. Cependant, l’augmentation des cas de coronavirus a alimenté l’anxiété et pesé sur la confiance des consommateurs.
  • Le marché du travail a tenu bon et le nombre des inscriptions hebdomadaires à l’assurance-chômage a atteint son plus bas niveau depuis le début de la pandémie.
  • L’indice des directeurs d’achats (PMI) manufacturier a légèrement baissé tandis que celui des services a monté plus que prévu. Le marché de l’habitation a fait montre de résilience.
  • L’indice du marché immobilier résidentiel a fracassé un record. La réorientation de la demande vers les banlieues a fait augmenter les mises en chantier et le nombre de permis de construction, et les ventes de logements existants ont aussi progressé. Cependant, les ventes de logements neufs ont baissé, particulièrement dans le nord-est du pays, et une diminution de l’offre a freiné les ventes prévues.

Dans la zone euro, l’allégement des restrictions a entraîné une expansion du PIB au troisième trimestre; l’indice PMI manufacturier a monté, tandis que l’indice PMI des services s’est enfoncé davantage en territoire de contraction. En Chine, le PIB annualisé a progressé au troisième trimestre; le secteur manufacturier et celui des services ont continué de se rétablir, soutenus par la résilience des exportations, la robustesse de la demande et la vigueur des embauches. Au Japon, la production industrielle a augmenté à la faveur d’un regain d’activité des usines et d’une hausse de la demande extérieure. En Australie, l’inflation annuelle a légèrement accéléré, mais un chômage élevé et une faible demande l’ont freinée.

Les taux de la majorité des titres souverains mondiaux ont monté malgré l’aggravation de la pandémie, l’incertitude électorale aux États-Unis et le dégagement des marchés boursiers mondiaux. Les taux des obligations du Trésor américain ont grimpé dans la perspective d’un balayage électoral démocrate et de nouvelles mesures de relance budgétaire. En Europe, le taux des obligations d’État allemandes a baissé face à des données économiques encore décevantes et à l’imposition de nouvelles mesures de confinement. 

Les obligations de crédit mondiales ont surclassé les obligations d’État de duration équivalente sur fond de resserrement des écarts de crédit. Du côté de la titrisation, les TACH d’organismes gouvernementaux, les TACHC et les titres adossés à des actifs ont tous surclassé les obligations du Trésor de duration équivalente. Les titres de créance extérieurs des pays émergents ont légèrement sous-performé, l’impact du resserrement des écarts ayant été contrebalancé par l’évolution des taux d’intérêt américains. Les titres de créance locaux des pays émergents ont surclassé les titres de créance extérieurs, portés par les taux d’intérêt de ces pays et, dans une moindre mesure, par leurs monnaies.

Rendement et attribution

Globalement, les positions sectorielles stratégiques ont dégagé des résultats positifs, la remontée des taux d’intérêt ayant avantagé les placements liés aux occasions sur les marchés émergents, qui comprenaient des positions acheteur sur les obligations d’État mexicaines et indonésiennes. Les stratégies misant sur la dislocation des marchés du crédit, qui comprenaient une exposition aux obligations de sociétés de bonne qualité et à rendement élevé, ont produit de bons résultats dans un contexte où les écarts ont continué de se resserrer modestement. Un apport négatif est venu des positions dans les obligations d’État de la Corée du Sud et de l’Australie, dans le cadre du thème des défis de base qui est axé sur les titres de gouvernements souverains mondiaux dont la trajectoire budgétaire est plus viable.

Au cours du mois, les approches de marché neutres ont été les plus pénalisantes en raison de la sous-performance des positions en devises. Le dollar américain ayant gagné 0,16 % en octobre, la position vendeur de 6,5 % sur cette monnaie a nui au rendement du fonds. Les positions acheteur sur l’euro ont également pesé sur les résultats puisque l’euro a baissé vis-à-vis du dollar américain.

Les stratégies axées sur la rotation sectorielle, qui comprenaient des positions vendeur sur le CMBX (groupe d’indices financiers suivant le marché des titres adossés à des créances hypothécaires commerciales), ont légèrement sous-performé. Nous continuons d’observer une dispersion intéressante des écarts sur le plan de la qualité des garanties et des immeubles, mais nous avons abaissé de moitié notre position vendeur sur le CMBX parce que la détérioration des secteurs du commerce de détail et de l’hébergement est désormais largement escomptée.

Positionnement et perspectives

Au cours du mois, la duration globale du fonds est restée relativement stable autour de 5,5 ans, principalement par l’entremise des placements en Amérique du Nord et dans les pays asiatiques autres que le Japon.

Nous conservons des positions dans les stratégies misant sur la dislocation des marchés du crédit, qui comprennent une exposition à des titres de créance de moindre qualité. Les écarts de crédit se sont généralement resserrés par rapport à leurs niveaux très larges de mars, mais nous observons encore une dispersion considérable dans certains secteurs du crédit.

Durant le mois, nous sommes passés d’une position à peu près neutre à une position longue sur les obligations de sociétés de bonne qualité. Les écarts de ces obligations demeurant supérieurs à la moyenne historique (60e centile), nous croyons qu’ils devraient se resserrer à court terme alors que l’issue des élections américaines se précisera et que nous nous rapprocherons peut-être d’un programme économique axé sur les PME qui pourrait renouveler l’aide aux chômeurs en plus de procurer un certain répit à l’industrie du transport aérien.

Le fonds conserve un penchant modérément procyclique par rapport à ses valeurs historiques puisqu’il reste exposé aux titres de créance locaux des pays émergents, aux prêts bancaires et au crédit structuré. Cependant, ces dernières semaines, nous avons réduit notre exposition aux obligations mondiales indexées sur l’inflation et aux obligations à rendement élevé et recalibré la sous-pondération du dollar américain en prévision d’un fléchissement de l’activité économique sur fond d’incertitude quant à l’évolution de la pandémie. Nous maintenons une duration totale d’environ 5,5 ans, mais notre exposition à la duration des obligations du Trésor américain est la plus faible des dernières années.

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