Faits saillants 

  •  Joe Biden est devenu président des États-Unis
  • La vaccination contre la COVID-19 s’accélère
  • Une troisième vague de COVID-19 déferle sur le monde
  • Les États-Unis adoptent un programme de relance de 2 000 milliards de dollars
  • Les taux des obligations du Trésor américain bondissent et passent de 0,93 % à 1,74 %
  • Les principaux indices, dont le S&P 500, atteignent de nouveaux sommets
  • Le prix du pétrole passe de 48 $ US à 59 $ US le baril
  • Le dollar canadien passe de 0,78 à 0,80 $ US

Il y a un an, la COVID-19 s’est propagée à travers le monde. Les économies ont fermé et des millions de personnes sont allées travailler à domicile avec leur ordinateur. Le S&P 500 a chuté de 35 % en six semaines, avant que les titres de croissance bénéficiant du télétravail ramènent les cours à des sommets historiques. Au premier trimestre, les marchés ont escompté la réouverture de l’économie; les titres de croissance se sont repliés, tandis que les titres de valeur et cycliques ont fait monter encore le marché – dopé par des dépenses de relance de près de 5 000 milliards de dollars sur fond de rebond de l’économie américaine. Cependant, tard durant le premier trimestre, le pessimisme a saisi les investisseurs obligataires. Croyant qu’une croissance robuste provoquerait une hausse de l’inflation et des taux d’intérêt, ils ont largué les titres à plus long terme, faisant grimper à toute vitesse le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans à 1,74 %. La débâcle s’est étendue aux marchés boursiers, où les actions de croissance florissantes présentant des ratios cours-bénéfice gonflés (les plus vulnérables à la hausse des taux d’intérêt) ont fortement chuté. 

Malgré le dégagement des valeurs technologiques, le marché s’est reconcentré sur la réouverture de l’économie à la fin du premier trimestre, et les principaux indices ont touché de nouveaux sommets. Les taux obligataires ont diminué, mais le marché obligataire et la Réserve fédérale américaine ne s’entendaient pas à savoir si une poussée de croissance et d’inflation forcerait la Fed à relever les taux d’intérêt plus tôt que prévu. Cependant, alors même que les taux obligataires montaient, le président de la Fed Jerome Powell a réitéré son intention de maintenir les taux d’intérêt à des creux de crise pendant aussi longtemps que trois ans. Il soutient que l’inflation reste bien en deçà de la fourchette cible de la Fed, que toute hausse à court terme finira par s’estomper et que les taux obligataires vont redescendre. Pour l’instant, le chômage prolongé est à ses yeux la principale menace qui pèse sur l’économie américaine, et il est prêt à tolérer une inflation légèrement plus élevée pour redonner du travail à plus d’Américains – même si la courbe des taux s’accentue. 

De notre point de vue, le rebond des taux obligataires n’avait rien de surprenant. C’est un phénomène qui accompagne normalement le début d’une reprise économique. C’est la soudaineté de la hausse qui a ébranlé le marché, les taux étant passés de 0,93 % le 1er janvier à 1,74 % le 19 mars (le gros de la progression survenant en 10 jours à peine). Bien des gens s’attendaient à ce que le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans soit beaucoup plus élevé vers la fin de l’année – pas en mars. Nous restons d’avis que les taux obligataires vont encore monter lentement, et que le marché boursier subira son véritable test lorsqu’ils atteindront 2,25 % à 2,50 %. 

À ce niveau, les obligations pourraient commencer à devenir attrayantes. Ceci risquerait de plomber encore plus les actions de croissance, et notamment les titres technologiques présentant des valorisations plus élevées et des bénéfices plus incertains, comme nous l’avons souligné. La raison en est très simple : lorsque les taux d’intérêt montent, la valeur des bénéfices futurs est actualisée à un taux plus élevé, ce qui entraîne une baisse des cours comme nous l’avons vu durant le dégagement des titres technologiques. De plus, vu le poids dominant du secteur technologique dans le S&P 500 et le NASDAQ, une nouvelle progression marquée des taux obligataires pourrait donner lieu à des rendements négatifs à plus vaste échelle.

Les vaccins, la COVID-19 et les marchés

Tandis que le marché se concentrait sur la progression des taux obligataires et la réouverture de l’économie, la COVID-19 demeurait très menaçante. Bien des pays sont engagés dans une course pour vacciner le plus de gens possible contre le virus et ses nouveaux variants potentiellement plus mortels. Ce sprint est devenu un sujet d’attention quand la directrice des Centres de contrôle et de prévention des maladies des États-Unis a affirmé qu’elle redoutait une « catastrophe imminente » devant l’amplification de la troisième vague de COVID-19, le nombre de cas recommençant à monter dans de nombreux États américains, au Canada et dans le monde.

Pourtant, la vaccination progresse de façon constante, malgré les problèmes d’approvisionnement et les controverses entourant les effets secondaires des vaccins. Cependant, le rythme de vaccination varie énormément d’un pays à l’autre – laissant entrevoir une reprise économique inégale. Par exemple, début avril, la proportion d’adultes ayant reçu au moins une dose de vaccin atteignait 35,5 % aux États-Unis et près de 47,4 % en Angleterre, contre 16,6 % au Canada, 14,3 % en France, 13 % en Allemagne et 5,8 % en Inde.

L’approvisionnement en vaccins devrait toutefois s’améliorer à mesure que l’année avance, l’arrivée du vaccin à dose unique de Johnson & Johnson ajoutant une arme à l’arsenal dont nous disposons contre la COVID-19. Ceci dit, si les vaccins devaient s’avérer moins efficaces qu’on l’espère contre le virus qui continue de muter, de nouveaux confinements économiques pourraient être imposés, provoquant une forte baisse des marchés.

Tableau 1 : Progrès de la vaccination, propagation de la COVID-19

Tableau 1 : Progrès de la vaccination, propagation de la COVID-19

Sources : Organisation mondiale de la Santé, Université Johns-Hopkins, Gestion d’actifs PMSL inc. Données au 31 mars 2021.

Nous sommes optimistes pour 2021 et nous continuons de surpondérer les actions

En ce début de deuxième trimestre, nous sommes généralement optimistes et nous surpondérons les actions à hauteur de 4 %. Les taux d’intérêt restent bas, les bénéfices sont solides et l’économie continue de bénéficier de mesures de relance budgétaire et monétaire auxquelles d’autres vont sans doute s’ajouter. De plus, les consommateurs en grande partie confinés chez eux ont accumulé une épargne substantielle, que Bloomberg estime à 2 900 milliards de dollars américains à l’échelle mondiale. Si cette demande contenue se libère comme prévu, elle pourrait fortement doper l’économie mondiale.

Qui plus est, bien des entreprises ont élagué leurs dépenses et se sont réinventées, ce qui devrait les rendre plus efficaces et favoriser la croissance future des bénéfices. Compte tenu de ces éléments porteurs, nous nous attendons à ce que les marchés continuent de monter.

La reprise boursière s’est accompagnée d’un virage vers les titres appelés à profiter de la réouverture de l’économie, faisant reculer les actions de croissance et avancer les actions de valeur et cycliques. Ayant prévu cette tendance à l’automne 2020, nous avons réalisé une prise de bénéfices en abaissant progressivement la pondération des actions de croissance américaines jusqu’à la neutralité au premier trimestre. Cependant, à nos yeux, cette occasion de réaliser des bénéfices ne signifie pas qu’il n’y a plus rien à tirer des actions de croissance et de celles qui ont profité du confinement, lesquelles méritent encore fortement leur place dans un portefeuille.

Nous continuons d’utiliser une stratégie axée sur les extrêmes. D’une part, nous privilégions la gestion active d’actions de croissance à forte capitalisation de grande qualité. D’autre part, nous adoptons une orientation opportuniste en surpondérant les titres de valeur américains. De plus, nous avons accru la pondération globale des actions de valeur et cycliques et des actions à petite et moyenne capitalisation. Bien que les titres de valeur aient perdu un peu d’élan en fin de trimestre, nous nous attendons à ce qu’ils continuent de progresser à mesure que l’année avance et que la vaccination s’étend (Tableau 2).

En outre, nous avons étoffé notre exposition à l’énergie en raison d’une augmentation de la demande, à la finance dans la foulée de la hausse des taux d’intérêt, ainsi qu’aux actions des secteurs de l’industrie et du transport aérien, qui devraient profiter de l’ouverture de l’économie.

Nous avons également eu recours à des stratégies d’options tout au long du trimestre, pour couvrir une partie de nos positions en actions et générer des primes supplémentaires quand la volatilité était élevée.

Tableau 2 : Les titres de valeur continuent de monter tandis que les titres de croissance reculent

Tableau 2 : Les titres de valeur continuent de monter tandis que les titres de croissance reculent

Source : Bloomberg. Données au 31 mars 2021.

Notre position en actions américaines demeure surpondérée, mais nous l’avons légèrement réduite au cours du trimestre. La Fed prévoit que l’économie américaine croîtra de 6 % cette année, et les plus optimistes parlent même d’une progression de 10 %. Nous avons des raisons d’être confiants. Les bénéfices des entreprises paraissent solides. De plus, les États-Unis vaccinent trois millions de personnes par jour et la moitié de la population devrait avoir reçu au moins une dose d’ici la fin de juin. Enfin, les dépenses de consommation ont renoué avec leurs niveaux d’avant la pandémie et le chômage a diminué régulièrement, avec la création de près d’un million d’emplois au cours du trimestre.

De nouvelles mesures de relance sont également probables. Comme nous l’avons indiqué, le gouvernement américain a déjà fait adopter un soutien budgétaire de 5 000 milliards de dollars depuis mars 2020. Le président Biden veut maintenant présenter un programme d’infrastructures de 2 000 milliards de dollars qui viendra encore renforcer l’économie. Ce programme prévoit aussi des hausses d’impôt pour les sociétés et les particuliers plus fortunés. On notera que le marché a monté à l’annonce des intentions du président, faisant penser que pour l’instant, les investisseurs accordent plus d’importance au rétablissement de l’économie américaine qu’aux hausses d’impôt. 

En ce qui a trait aux marchés émergents, les mesures de relance monétaire et budgétaire ont injecté près de 20 000 milliards de dollars américains dans l’économie mondiale. La croissance se renforçant et le virage vers les titres appelés à profiter de sa réouverture s’accélérant, nous croyons que certains marchés émergents pourraient surclasser les marchés développés. De fait, le FMI prévoit que l’Inde et la Chine connaîtront une croissance de 11,5 % et 8,1 % respectivement en 2021, soit plus du double de la progression attendue de l’économie mondiale.  

Cependant, la forte progression des taux obligataires nous a incités à réduire quelque peu la surpondération des marchés émergents, vu ses conséquences négatives sur le secteur technologique dans cette partie du monde. De plus, une hausse éventuelle des taux d’intérêt pourrait faire monter le dollar américain, freinant la croissance des pays importateurs de ressources. Enfin, bien que les valorisations boursières paraissent encore attrayantes, les marchés émergents ont attiré de forts afflux de capitaux et donnent des signes de saturation.

Nous devenons plus optimistes à l’égard du Canada – où nous sommes passés d’une sous-pondération vers la fin de l’an dernier à une pondération neutre. L’économie a relativement bien résisté aux confinements et à la lenteur de la vaccination, et l’emploi s’améliore. L’économie canadienne profite également de la remontée des prix des produits de base, comme celui du pétrole qui approche de ses niveaux d’avant la pandémie. Si la reprise économique mondiale s’accélère, nous croyons que l’indice composé S&P/TSX pourrait continuer de profiter de la situation en raison de sa forte exposition aux titres financiers, à l’énergie et aux matériaux.

En Europe, des inquiétudes entourant les effets secondaires possibles du vaccin d’AstraZeneca sont venues compliquer davantage une vaccination déjà lente. Cette controverse survient au moment où la troisième vague de COVID-19 continue d’entraver l’économie européenne et risque de retarder sa réouverture. De fait, le FMI prévoit que la Chine, les États-Unis et le Japon pourraient voir leur économie renouer avec ses niveaux d’avant la pandémie d’ici la fin de l’année, tandis que cela n’arrivera qu’en 2022 au plus tôt dans la zone euro.

Néanmoins, les marchés européens accordent la préférence aux titres de valeur. Certains ont surclassé le S&P 500 depuis le début de l’année et nous pourrions étoffer nos positions plus tard cette année. Cependant, pour l’instant, les actions internationales constituent le plus petit compartiment de nos placements en actions et nous sommes passés d’une surpondération à une pondération neutre dans ce segment au cours du trimestre.

Les actions présentent un meilleur profil de risque que les obligations 

La forte hausse des taux d’intérêt a fait passer le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans de 0,93 % le 1er janvier à  1,74 % en fin de trimestre. Le taux canadien correspondant est passé de 0,81 % à 1,55 % durant la même période.

Dans cette conjoncture défavorable, nous préférons le profil de risque des actions à celui des obligations, qui affichaient un rendement négatif pour l’année au 31 mars en raison de la remontée des taux obligataires. Les Portefeuilles gérés Granite Sun Life ont profité de la sous-pondération des obligations de première qualité. 

De leur côté, les obligations à rendement élevé ont vu leurs écarts se rétrécir et paraissent chères, compte tenu du risque.

Tableau 3 : Les craintes entourant les taux d’intérêt font monter les taux obligataires 

TABLEAU 3 : Les craintes entourant les taux d’intérêt font monter les taux obligataires

Source : Bloomberg, Gestion d’actifs PMSL inc. Données au 31 mars 2021.

Les grands indices poursuivent leur ascension 

Malgré les craintes d’inflation et de hausse des taux d’intérêt, les marchés ont continué de se relever de leurs creux de mars au premier trimestre. En dépit du dégagement des technos, le S&P 500 a gagné 6,2 % pour atteindre un plus haut historique au premier trimestre (Tableau 4).

L’indice MSCI World a lui aussi touché un sommet record, en hausse de 4,5 %. L’indice MSCI EAFE a monté de 3,8 % et l’indice MSCI Emerging Markets a progressé de 2,3 % sur fond d’importants afflux de capitaux. Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a aussi affiché une bonne tenue, en hausse de X 8,1 % – frôlant un sommet historique. Il a été mené plus haut par les secteurs de la santé et de l'énergie (Tableau 5).

Tableau 4 : Les signes de vigueur économique font monter les actions 

Tableau 4 : Les signes de vigueur économique font monter les actions

Source : Bloomberg, Gestion d’actifs PMSL inc. Données au 31 mars 2021. 

Canada : l’économie a pris du mieux malgré le confinement

Malgré de nouveaux confinements et la lenteur de la vaccination, l’économie canadienne a mieux tenu que prévu. Elle a notamment profité de l’augmentation des prix des produits de base, qui a été assez forte pour faire penser à un important redressement du prix de certaines ressources clés. De fait, en excluant l’énergie, l’indice des prix des produits de base de la Banque du Canada s’inscrivait en hausse de 15.7 % en fin de trimestre. De plus, le prix de référence du pétrole s’est maintenu proche de 60 $ US le baril, l’OPEP et la Russie ayant convenu de n’accroître que modestement leur production.

La confiance des consommateurs canadiens est au plus haut depuis 2019, toujours encouragée par les mesures de relance. Les ménages canadiens ont épargné 200 milliards de dollars de plus en 2020 qu’en 2019, faisant penser que l’économie, qui devrait croître de 6 % cette année, pourrait également profiter d’une forte progression des dépenses de consommation. De même, les prix des logements ont bondi de 25 % durant la période de 12 mois terminée le 28 février. Le secteur de l’habitation a soutenu l’économie. Sans exclure le risque d’une baisse des prix, nous n’entrevoyons aucune diminution significative vu la modicité des taux d’intérêt.

Tableau 5 : Les secteurs de la santé et de la technologie ont fait monter le S&P/TSX

Tableau 5 : Les secteurs de la santé et de la technologie ont fait monter le S&P/TSX

Source : Bloomberg, Gestion d’actifs PMSL inc. Données au 31 mars 2021.

États-Unis : une relance massive, et ce n’est pas fini 

Pratiquement toutes les composantes de l’économie américaine – des investissements des entreprises à la consommation des ménages – vont mieux que prévu. Au premier trimestre, l’activité a atteint un sommet de trois ans dans le secteur manufacturier et un plus haut historique dans celui des services, tandis que les prix des logements ont grimpé à un rythme inédit en 15 ans.  

Ces indicateurs positifs se présentent avant même que le plein impact de la demande des consommateurs se fasse sentir plus tard cette année. Le revenu disponible a augmenté de 11,4 % en janvier seulement, après les mesures de relance de 900 milliards de dollars du gouvernement. Même avant le plein déploiement du programme de sauvetage de 2 000 milliards de dollars du président Biden, les Américains ont amassé une épargne excédentaire de près de 1 700 milliards de dollars, soit environ 8 % du PIB. Cette demande comprimée des consommateurs et le raz-de-marée de la relance font entrevoir une performance solide de l’économie américaine à mesure que l’année avance. La hausse de la demande et l’embellie de l’économie devraient continuer de soutenir les actions de valeur et cycliques durant les mois qui viennent.

Marchés émergents : légère réduction de nos placements 

La progression de l’indice MSCI Emerging Markets a ralenti au premier trimestre. Comme dans les marchés développés, l’optimisme suscité par la vaccination et les nouvelles mesures de relance américaines a été entamé lorsque les craintes de hausse de l’inflation et des taux d’intérêt ont fait monter les taux obligataires. Tel qu’indiqué, nous avons réduit nos positions quand cette hausse des taux a entraîné le dégagement des titres technologiques des marchés émergents, y compris les actions des sociétés chinoises des secteurs de l’internet et des technologies qui avaient le vent dans les voiles. Ces actions ont aussi subi le contrecoup de la répression menée par Beijing dans ce secteur. 

De plus, la COVID-19 n’est toujours pas maîtrisée dans la majorité des marchés émergents. Dans bien des pays, la vaccination de masse ne se fera qu’au deuxième semestre, voire au premier semestre de 2022. D’autres pays, comme la Russie, sont aux prises avec l’inflation et ont relevé leurs taux d’intérêt.

La Chine, marché le plus fortement pondéré dans notre indice de référence, est plus avancée sur la voie de la reprise. Le pays a réduit ses dépenses de relance vu la bonne tenue de son économie. Au premier trimestre, la croissance du PIB pourrait atteindre 15 % à 20 %. Fin février, sur 12 mois, la production industrielle était en hausse de près de 35,1 % et les ventes au détail avaient bondi de 20,5 %. Cette vigueur devrait persister dans le contexte de l’ouverture des économies occidentales. 

Europe : une reprise économique en retard sur celle des États-Unis

L’Europe a pris du retard sur les États-Unis pour ce qui est du nombre de personnes vaccinées et de l’efficacité du déploiement des mesures de relance. Au 29 mars, 11 % des résidents de la zone euro avaient reçu au moins une dose de vaccin, contre près de 30 % des Américains. Par ailleurs, les États-Unis mettent rapidement en œuvre le plan de sauvetage de 1 900 milliards de dollars du président Biden, tandis que l’Union européenne peine à aider de nombreux pays, plombée par des désaccords sur les projets qui seront financés par le fonds de reprise de 750 milliards d’euros. 

Néanmoins, une fois les confinements terminés, le continent pourrait connaître un rebond plus tard cette année, là encore tiré par la demande comprimée des consommateurs. Cependant, la vigueur et le moment de la reprise européenne restent incertains. Nous adoptons une approche neutre pour l’instant, mais nous pourrions augmenter notre pondération lorsque la situation se sera précisée. 

Perspectives : surpondération des actions, sous-pondération des obligations

Dans l’ensemble, nous avons surpondéré les actions au premier trimestre. Parmi les actions, nous surpondérions les États-Unis et les marchés émergents et nous étions neutres à l’égard du Canada et des actions internationales.

  • Nous avons légèrement réduit la surpondération des actions américaines. 
  • En raison du virage vers la valeur et les titres cycliques, nous sommes passés à une pondération neutre du Canada.
  • Nous sommes passés d’une surpondération à une pondération neutre des actions de l’indice MSCI EAFE.
  • En raison de la remontée des taux, nous avons légèrement réduit la surpondération des actions des marchés émergents.
  • Nous avons couvert nos positions en dollars américains en raison de la faiblesse de la devise, car nous nous attendons à ce que le dollar canadien continue de s’apprécier.
  • Du côté des obligations, nous avons préféré la qualité aux titres de crédit

Dans l’ensemble, nous continuerons à gérer les risques à court terme tout en recherchant des occasions à plus long terme. Pour le moment cependant, nous sommes à l’aise avec le positionnement des Portefeuilles gérés Granite Sun Life.

Le présent article contient des renseignements sommaires publiés à titre indicatif par Gestion d’actifs PMSL inc. Bien qu’il ait été préparé à partir de sources considérées comme fiables, Gestion d’actifs PMSL inc. ne peut en garantir l’exactitude ou l’exhaustivité. Ce document vise à fournir des renseignements généraux qui ne doivent pas être considérés comme des conseils de placement ni des conseils financiers, fiscaux ou juridiques s’appliquant à des cas particuliers. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et pas nécessairement celles de Gestion d’actifs PMSL inc. Notez que les énoncés prospectifs contenus dans le présent article sont de nature spéculative et il est déconseillé de s’y fier. Rien ne garantit que les événements envisagés auront lieu, ou qu’ils se dérouleront de la manière prévue. Veuillez obtenir l’avis d’un conseiller professionnel avant de prendre une décision en fonction des renseignements qui figurent dans le présent article.

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