Avant l’éclosion du virus, on prévoyait une croissance un peu plus soutenue cette année grâce à une diminution du risque extrême. En 2019, les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, l’incertitude entourant le Brexit et la ratification reportée de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) ont pesé sur les marchés. Mais en fin d’année, la situation s’est améliorée avec la première phase d’une entente entre la Chine et les États-Unis, l’élection du parti conservateur avec une majorité claire au Royaume-Uni (qui est de bon augure pour l’approbation de l’entente de sortie de l’UE) et l’approbation du nouvel ALENA par la Chambre des représentants des États-Unis. Les politiques monétaires beaucoup plus souples des banques centrales ont aussi stimulé la confiance et amélioré les perspectives économiques mondiales. Mais la propagation rapide du virus sème maintenant le doute quant à la possibilité d’un rebond.

Les économistes ont peu d’événements récents à étudier pour tenter de prévoir les répercussions de l’épidémie sur l’économie et les marchés. Leurs données se limitent au SRAS en 2003 et au SRMO en 2012. Cependant, l’apport de la Chine dans l’économie mondiale est beaucoup plus important aujourd’hui qu’il ne l’était en 2003. L’impact potentiel du virus est aussi amplifié par l’intégration croissante des chaînes logistiques ces 17 dernières années.

Même si la Chine a pris des mesures radicales pour éviter que le virus se propage, le nombre de cas rapportés augmente toujours, là-bas et ailleurs. Cette situation fait réagir les marchés. La volatilité a augmenté et les taux d’intérêt sont en baisse pendant que les investisseurs, qui cherchent des valeurs sûres, se tournent vers les obligations. Les prix des produits industriels de base ont aussi chuté, notamment ceux du pétrole, car les mises en quarantaine, les arrêts de production et les déplacements restreints annoncent une baisse de la demande.

Une vision à long terme des marchés

Il est difficile de déterminer avec certitude dans quelle mesure un portefeuille subira les contrecoups de l’épidémie à court terme. Les sociétés qui sont liées au secteur de la consommation en Chine, qui ont de vastes chaînes logistiques passant par la Chine ou qui sont exposées aux prix de l’énergie comportent un risque direct. De plus, le ralentissement prévu de la croissance économique mondiale aura un effet indirect sur certaines actions. En revanche, l’effritement des données macroéconomiques en cas de pandémie, l’instabilité politique, les catastrophes naturelles et l’agitation civile sont difficiles à prévoir. Donc, plutôt que de tenter de générer de l’alpha en faisant des projections, la MFS se concentre sur les occasions qu’offre chaque société en fonction de ses perspectives à long terme.

La volatilité, source d’occasions

La MFS surveille de près la progression du virus, mais l’issue demeure incertaine. En 2003, le SRAS avait nui aux marchés surtout pendant un ou deux trimestres, mais il est trop tôt pour supposer que ce sera pareil cette fois-ci. La MFS continue d’évaluer les impacts potentiels du virus sur les entreprises. Au moyen de sa plateforme de recherche mondiale, elle produit des analyses qui tiennent compte des données macroéconomiques, des marchés et des événements extrêmes. Elle sait aussi que la volatilité et les replis peuvent donner lieu à de belles occasions pour les investisseurs axés sur le long terme qui font preuve de patience.

MFS ou MFS Investment Management fait référence à la MFS Gestion de placements Canada limitée et à la MFS Institutional Advisors Inc. Cet article a été publié pour la première fois aux États-Unis par la MFS le 24 février 2020. Il est publié au Canada par Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc. avec l’autorisation de la MFS. Le présent document est fourni à des fins informatives uniquement et ne doit en aucun cas tenir lieu de conseils particuliers d’ordre financier, fiscal, juridique ou comptable ni en matière d’assurance et de placement. Il ne doit pas être considéré comme une source d’information à cet égard et ne constitue pas une offre d’achat ou de vente de valeurs mobilières.


Les placements dans des fonds communs de placement peuvent donner lieu à des courtages, à des commissions de suivi, à des frais de gestion et à d’autres frais. Veuillez consulter le prospectus du fonds. Les fonds communs de placement ne sont pas garantis, leur valeur fluctue souvent et leur rendement antérieur ne constitue pas une indication de leur rendement futur.

© Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc., 2020. Les sociétés Placements mondiaux Sun Life (Canada) inc., MFS Gestion de placements Canada limitée et MFS Institutional Advisors, Inc. sont membres du groupe Sun Life.