Alors que la campagne présidentielle américaine de 2020 gagne en intensité, les électeurs et les investisseurs se familiarisent avec les politiques et les positions des candidats. Les enjeux peuvent sembler particulièrement élevés en cette année électorale, mais il faut garder à l’esprit que tous les présidents doivent affronter d’importants problèmes intérieurs et internationaux. Les États-Unis ont traversé des guerres catastrophiques, des crises économiques, et même d’autres pandémies, mais leur économie a fait preuve de résilience et le pays a continué d’aller de l’avant.

Durant les mois qui viennent, bien des spécialistes des placements et des investisseurs pourraient vouloir s’essayer à prédire l’évolution du marché en fonction du résultat des élections. Or, les marchés réagissent parfois de façon surprenante à ces résultats, comme lorsqu’ils ont monté après l’élection du président Donald Trump en 2016, faisant mentir ceux qui avaient prédit qu’ils baisseraient dans une telle éventualité. Un survol de l’histoire du pays révèle que les liens entre l’issue du scrutin présidentiel et le comportement de l’économie et des marchés sont beaucoup plus complexes et nuancés qu’on pourrait le croire. Le système de gouvernement américain est fondé sur un équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, mais le contrôle de chacune de ces institutions par l’un ou l’autre des partis politiques est d’une importance capitale. En matière d’élaboration des politiques et de dépenses, les deux chambres législatives, la Chambre des représentants et le Sénat, peuvent soit faire contrepoids à l’exécutif, soit accélérer la prise de décisions.

L’économie et les marchés ont leur importance

À raison ou à tort (et habituellement à tort), l’état de l’économie et des marchés boursiers influence souvent l’opinion que les électeurs se font d’un président. Depuis 19241, tous les présidents qui sollicitaient un second mandat ont été réélus lorsqu’il n’y avait pas eu de récession durant les deux années précédentes. Par contre, trois des quatre présidents qui cherchaient à se faire réélire lorsqu’il y avait eu une telle récession ont été battus. Au début de 2020, les États-Unis semblaient bien engagés sur la voie de l’expansion économique, jusqu’à ce que les mesures de confinement de certains États plongent le pays en récession. Cette récession a été profonde et abrupte, mais en raison de sa cause et de son caractère mondial, on peut se demander si les électeurs en tiendront rigueur au président Trump comme ils l’ont fait avec les anciens présidents.

La même dynamique apparaît lorsqu’on examine le rendement des marchés boursiers à l’approche de l’échéance électorale. Quand la bourse américaine était en territoire positif durant les trois mois précédant les élections, le président en exercice a souvent été réélu. Or, après avoir fortement chuté au premier trimestre de 2020, les marchés boursiers américains se sont progressivement redressés, atteignant de nouveaux sommets historiques début septembre avant de devenir plus volatils.

Tableau 1 : Rendement du S&P 500 durant les trois mois précédant les élections présidentielles

Année

Indice des cours S&P 500

Parti au pouvoir

Année

Indice des cours S&P 500

Parti au pouvoir

1928

14,91%

Victoire

1976

-0,09%

Défaite

1932

-2,56%

Défaite

1980

6,66%

Défaite

1936

7,92%

Victoire

1984

4,80%

Victoire

1940

8,56%

Victoire

1988

1,91%

Victoire

1944

2,29%

Victoire

1992

-1,22%

Défaite

1948

5,36%

Victoire

1996

8,17%

Victoire

1952

-3,26%

Défaite

2000

-3,21%

Défaite

1956

-2,58%

Victoire

2004

2,16%

Victoire

1960

-0,74%

Défaite

2008

-19,48%

Défaite

1964

2,63%

Victoire

2012

2,45%

Victoire

1968

6,45%

Défaite

2016

-1,89%

Défaite

1972

6,91%

Victoire

     

Sources : FactSet, Indice des cours S&P 500, Strategas. Données quotidiennes du 1er janvier 1928 au 27 août 2020.

*Rendement calculé sur les trois mois précédant la date des élections et en dollars américains.

Il n’y a pas que la présidence

En matière de politiques et de finances, le président a besoin de la coopération du Congrès pour faire avancer son programme. Le Congrès détient les cordons de la bourse : la Chambre des représentants a le pouvoir exclusif d’initier des projets de loi visant à percevoir des recettes, lesquels doivent être approuvés par le Sénat et par le président pour avoir force de loi. Cependant, une analyse historique révèle que le contrôle du Congrès a peu d’incidence sur la performance du marché boursier. Même lorsque la Chambre et le Sénat ne sont pas contrôlés par le même parti, le Congrès a montré qu’il pouvait agir de façon prompte et efficace au besoin, comme il l’a fait au début de la pandémie. Le Sénat contrôlé par les républicains, la Chambre contrôlée par les démocrates et le président républicain ont agi vite et de concert pour adopter le programme de relance massif nécessaire au soutien économique des particuliers et des entreprises. On se demande si cette collaboration persistera à l’égard des mesures de relance futures, puisque — la campagne électorale étant maintenant engagée — le Congrès a échoué à trouver un terrain d’entente sur le programme actuellement à l’étude. Il est certain que les millions de chômeurs et d’entreprises en difficulté ont besoin d’un coup de pouce supplémentaire pour se remettre des fermetures obligatoires.

Tableau 2 : Contrôle partisan et rendement annuel moyen du S&P 500 (1933-2019)

This graph shows that a unified party has historically led to higher average annual S&P 500 performance.

Sources : FactSet, Indice des cours S&P 500. Données annuelles du 31 décembre 1933 au 31 décembre 2019. Rendements en dollars américains. Un seul parti = le Congrès et le président appartiennent au même parti politique. Congrès partagé = la Chambre et le Sénat ne sont pas contrôlés par le même parti. Congrès unifié = la Chambre et le Sénat sont contrôlés par le même parti. La moyenne est calculée pour chaque catégorie. La moyenne globale est calculée de 1933 à 2019.

Des orientations politiques divergentes

Les plateformes des deux grands partis présentent de grandes différences, les démocrates et les républicains s’étant éloignés les uns des autres sur des enjeux clés. Des thématiques névralgiques comme la fiscalité, le commerce international et la santé occuperont le devant de la scène jusqu’aux élections et par la suite.

Fiscalité : En 2017, l’une des premières grandes décisions de l’administration Trump a été d’abaisser les taux d’imposition des particuliers et des sociétés en vue de stimuler la croissance économique. Le président veut prolonger la loi sur les baisses d’impôt et l’emploi (Tax Cuts and Jobs Act) et flirte avec l’idée de réduire les charges sur la masse salariale.

De son côté, l’ancien vice-président et actuel candidat démocrate Joe Biden a critiqué les baisses d’impôt de 2017 qu’il trouve trop généreuses pour les grandes entreprises et les mieux nantis. Il s’est engagé à les annuler en partie en relevant le taux marginal d’imposition des plus haut revenus (de 37 % à 39,6 %), en assujettissant les salaires supérieurs à 400 000 $ à des cotisations sociales de 12,4 % et en haussant le taux maximal d’imposition du revenu des sociétés à 28 % (contre 21 % actuellement).

Commerce international : Tout au long de son mandat, le président Trump a mis l’accent sur le commerce international et le rapatriement des emplois manufacturiers délocalisés outre-mer. Il a fait de la guerre commerciale contre la Chine la pièce maîtresse de sa politique à cet égard et il a renforcé son argument en invoquant les difficultés éprouvées par les États-Unis pour se procurer des fournitures médicales durant la pandémie. Il a promis de faire passer « l’Amérique d’abord » et de pénaliser les pays avec lesquels les États-Unis ont un important déficit commercial ou qui assujettissent les sociétés américaines à des impôts qu’il juge injustes.

Le candidat Biden a publié un plan décennal d’infrastructures fabriquées aux États-Unis de 1 300 milliards de dollars. Il a promis de consacrer 700 milliards de dollars aux recherches industrielles et aux produits fabriqués aux États-Unis, ce qui créerait selon lui au moins cinq millions d’emplois. L’ancien vice-président critique la guerre commerciale contre la Chine et a laissé entendre qu’elle avait été mauvaise pour les consommateurs et les agriculteurs américains, bien que les démocrates reconnaissent généralement que les États-Unis doivent se montrer plus durs envers la Chine. Biden a affirmé qu’il renforcerait la position des États-Unis dans l’économie mondiale en investissant dans l’innovation et en élargissant les possibilités offertes à la classe moyenne du pays avant de conclure de nouvelles ententes commerciales.

Santé : Le président Trump a usé de son pouvoir exécutif pour rendre inopérantes certaines dispositions de la loi sur les soins abordables (Affordable Care Act), préférant favoriser la concurrence entre les compagnies d’assurance par-delà les frontières des États. Dans sa proposition budgétaire de 2021, son administration veut accorder aux États plus de latitude dans la gestion du programme Medicaid.

Le candidat Biden s’est engagé quant à lui à renforcer la loi sur les soins abordables, sans toutefois aller jusqu’à appuyer un système à payeur unique comme l’assurance-maladie universelle. Il propose plutôt une option publique de type Medicare pouvant servir de substitut à l’assurance privée. Il est d’accord avec un projet de loi approuvé l’an dernier qui permettrait à Medicare de négocier le prix des médicaments au même titre que les assureurs privés. De son côté, le président Trump a affirmé qu’il opposerait son véto à ce projet de loi parce que celui-ci forcerait les sociétés pharmaceutiques à réduire leurs dépenses en recherche-développement.

Ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini

En 2020, les élections américaines pourraient être plus incertaines que d’habitude puisqu’il est possible que le vainqueur du scrutin présidentiel ne soit pas connu le soir du vote, pas plus peut-être que le parti qui dominera chaque chambre du Congrès. Cela s’est produit pour la dernière fois en l’an 2000, lorsqu’il a fallu attendre plus de cinq semaines avant que l’élection de George W. Bush soit confirmée.

À cause de la pandémie de coronavirus, de nombreux États encouragent le vote par la poste pour limiter le risque que les électeurs contractent la maladie. Cependant, pour cette raison, certains États ont éprouvé des difficultés à faire le décompte des voix lors des élections primaires plus tôt cette année, malgré un nombre de bulletins à dépouiller modeste par rapport à celui des élections générales. Par exemple, à New York, des milliers de bulletins envoyés par la poste ont été rejetés durant la primaire démocrate, faisant planer un doute sur l’intégrité du processus électoral. La possibilité de voir des scénarios semblables se dérouler à l’échelle du pays donne froid dans le dos.

Tandis que le vote par correspondance traditionnel – dans lequel les électeurs utilisent un bulletin qu’ils ont demandé aux responsables locaux des élections – prête peu à controverse, le vote universel par la poste fait craindre à certains, surtout du côté républicain, que l’envoi de bulletins non sollicités à tous les électeurs inscrits augmente les risques de fraude électorale.

Les règles de vote par correspondance varient selon les États, et les critiques redoutent que les bulletins de vote puissent être manipulés après coup pour combler le déficit d’un candidat dans des États serrés. Cette crainte est renforcée par la forte préférence manifestée par le président Trump pour le vote en personne plutôt que par la poste. Les médias évoquent un scénario dans lequel les électeurs de Trump se rendraient davantage aux bureaux de vote que ceux de Biden le jour du scrutin (ou avant dans les États qui autorisent le vote par anticipation), de sorte que le président paraîtrait en avance à la sortie des urnes. Cependant, le décompte des votes par correspondance pourrait renverser la situation, donnant au président et à sa campagne des munitions pour contester la validité des résultats. On imagine facilement les partisans de l’ancien vice-président faire de même dans la situation inverse.

L’électorat américain est beaucoup plus polarisé qu’il l’était il y a près de 20 ans lors des élections présidentielles contestées entre le gouverneur du Texas George W. Bush et le vice-président Al Gore. Le tableau 3 l’illustre bien. En moyenne, le taux d’opinions défavorables à l’égard des candidats des deux grands partis monte depuis les élections de l’an 2000. Dans un contexte de pandémie, de discorde civile et d’inégalité persistante des revenus, des élections présidentielles au résultat incertain risqueraient de crisper des nerfs déjà à vif, accentuant la volatilité des marchés.

Tableau 3 : Taux d’opinions défavorables à l’égard des candidats à la présidence (1984-2020)

This graph shows the that Trump has had the highest unfavaroubility ratings of all presidential candidates since at least 1984.

Rappelons que durant les élections âprement contestées de l’an 2000, l’indice S&P 500 a perdu près de 10 % entre la clôture des marchés le jour de l’élection et son point le plus bas le 30 novembre 2000. Le 12 décembre 2020, le jour où la Cour suprême des États-Unis a mis fin au recomptage manuel sélectif des votes en Floride et accordé ainsi à Bush une majorité au collège électoral, l’indice était en recul d’environ 5 % par rapport à son cours de clôture du jour de l’élection. Le clivage partisan étant encore plus marqué cette année, une nouvelle élection contestée pourrait avoir de graves conséquences sociétales, dont certaines pourraient se répercuter sur les marchés.

Le gros bouton rouge

Une autre particularité de la campagne de 2020 réside dans la volonté de certains législateurs démocrates d’abolir l’obstruction parlementaire au Sénat, qui fait essentiellement office de « gros bouton rouge » utilisé en dernier recours pour bloquer ou retarder un projet de loi. Début septembre, les démocrates étaient donnés favoris pour reprendre le Sénat et la Maison-Blanche en plus de garder le contrôle de la Chambre. D’éminents leaders du parti, y compris l’ancien président Barack Obama, ont appelé à l’élimination de l’obstruction à l’adoption des projets de loi si les démocrates reprennent en fait le contrôle du Sénat. Le candidat Biden et sa colistière Kamala Harris (sénatrice démocrate de Californie), qui ont tous deux siégé au Sénat, sont ouverts à l’idée.

L’abolition de l’obstruction parlementaire pourrait avoir des conséquences importantes. Il deviendrait possible d’adopter des changements législatifs majeurs en n’accordant que peu d’attention aux objections de la minorité. Un tel balayage des normes institutionnelles en vue d’un gain politique à court terme pourrait avoir de profondes répercussions à long terme et se retourner un jour contre les démocrates s’ils devaient perdre le contrôle de la chambre haute. L’élimination de l’obstruction parlementaire risque à tout le moins de rendre la politique américaine plus volatile, ce qui pourrait se traduire par une plus grande volatilité des marchés américains.

La santé de l’économie américaine influence la réélection des présidents

Parmi toutes les variables qui influencent les élections présidentielles américaines de 2020, la plus importante pourrait bien être le contexte historique illustré au tableau 1. Depuis le début du 20e siècle, les présidents en exercice ont toujours réussi à se faire réélire lorsqu’il n’y avait pas eu de récession durant les deux années précédant les élections. L’inverse est également vrai en grande partie – à l’exception de Calvin Coolidge en 1924, les présidents ont échoué à se faire réélire lorsqu’ils affrontaient l’impact corrosif d’une récession durant les deux années précédentes. Il faut noter que Coolidge n’était devenu président qu’en 1923, au décès de Warren Harding dont il était le vice-président.

Tableau 4 : Impact des récessions sur les élections présidentielles

Année de réélection

Président

Récession durant les deux années précédentes?

Réélection?

2020

Trump

Oui

?

2012

Obama

Non

Oui

2004

Bush, GW

Non

Oui

1996

Clinton

Non

Oui

1992

Bush, GHW

Oui

Non

1984

Reagan

Non

Oui

1980

Carter

Oui

Non

1976

Ford

Oui

Non

1972

Nixon

Non

Oui

1964

Johnson

Non

Oui

1956

Eisenhower

Non

Oui

1948

Truman

Non

Oui

1936, 1940, 1944

FDR

Non

Oui

1932

Hoover

Oui

Non

1924

Coolidge

Oui

Oui

1916

Wilson

Non

Oui

1912

Taft

Oui

Non[MH1] 

Principaux points à retenir

  • Le contraste entre les candidats semble s’accentuer, ce qui risque d’influencer d’autres courses très contestées susceptibles de faire basculer la balance du pouvoir au Sénat.
  • Vu la variabilité des résultats possibles, nous restons prudents vis-à-vis de l’évolution de nombreux secteurs à mesure que l’échéance électorale de 2020 se rapproche.

Source

  1. https://www.washingtonpost.com/politics/2019/08/12/how-recession-could-doom-trumps-reelection/

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