Faits saillants

  • Joe Biden remporte les élections présidentielles américaines en novembre. 
  • Les démocrates remportent la course au Sénat en Géorgie et prennent le contrôle du Congrès.
  • Le monde est secoué par une deuxième vague de COVID-19.
  • Les États-Unis adoptent un plan de relance de 900 milliards de dollars.
  • Les principaux indices, dont le S&P 500, atteignent de nouveaux sommets.
  • La vaccination contre la COVID-19 débute au Canada et dans d’autres pays.
  • Le Royaume-Uni et l’Union européenne (UE) concluent un accord de dernière minute sur le Brexit.
  • Le prix du pétrole passe de 39 $ US à 48 $ US le baril.
  • Le dollar américain fléchit; le dollar canadien passe de 0,75 $ US à 0,78 $ US.

Le S&P 500 a commencé et fini l’année sur des sommets historiques. Entre-temps, la COVID-19 a balayé le monde, provoquant la chute en marché baissier la plus brutale de l’histoire. Les économies ont fermé, ce qui a coûté des millions d’emplois. Pour couronner le tout, le marché a également dû gérer la contestation du résultat des élections américaines et le chaos semé par le président Trump. Mais les vaccins sont arrivés, le président élu Joe Biden a promis un retour au calme à la Maison-Blanche et le Congrès a finalement adopté un plan de relance de 900 milliards de dollars. Les marchés ont, du coup, terminé cette année très difficile en fanfare, les investisseurs portant leur regard au-delà du ralentissement de l’économie et de la deuxième vague de COVID-19.

Malgré l’arrivée des vaccins, il nous reste un long chemin à parcourir. Un an après l’apparition du virus en Chine, on déplore presque deux millions de décès dans le monde. Et ce, au moment où la deuxième vague de la pandémie s’accélère, avec l’apparition de nouveaux variants (graphique 1). De plus, de nombreuses questions restent sans réponse. Par exemple, les problèmes d’approvisionnement en vaccins et de distribution des vaccins persisteront-ils? Le nombre de personnes vaccinées sera-t-il suffisant pour que le seuil d’immunité collective (en général, environ 70 % de la population) soit atteint? Enfin et peut-être surtout, à mesure que le virus continue de muter, déclenchera-t-il une troisième vague et davantage de confinements?

Les marchés se sont redressés en réaction à l’annonce de l’arrivée des vaccins mais, juste après la fin du trimestre, ils ont dû composer avec l’issue d’une autre élection décisive ayant cette fois comme enjeu deux sièges au Sénat en Géorgie. Les élections présidentielles de novembre se sont soldées par un Congrès divisé, dont ni l’un ni l’autre parti n’avait le contrôle. Cette issue aurait pu empêcher l’adoption de politiques dont le marché ne veut pas, comme des hausses d’impôt. Étonnamment cependant, les démocrates ont remporté les deux élections, ce qui s’est traduit par un résultat ex æquo au Sénat, et la vice-présidente élue Kamala Harris a tranché. Cela pourrait ouvrir à voie à des hausses d’impôt, mais aussi à de nouvelles mesures de relance budgétaire. La nouvelle a fait grimper les actions cycliques et de valeur et propulsé le Dow Jones à un sommet, tandis que les taux d’intérêt ont progressé grâce aux perspectives d’accélération de la croissance.

Graphique 1 : Le virus continue de se répandre dans le monde

Nombre de nouveaux cas quotidiens de COVID-19 – Moyenne sur 7 jours

Chart 1:  Le virus continue de se répandre dans le monde

Sources : Organisation mondiale de la Santé, Université Johns-Hopkins, Gestion d’actifs PMSL inc. Données au 31 décembre 2020.

Davantage d’optimisme pour 2021

Selon nous, trois conditions devaient être réunies pour que le marché progresse cette année : premièrement, la résolution du différend entourant les élections américaines; deuxièmement, l’approbation et la distribution d’un vaccin; troisièmement, l’adoption d’un plan de relance aux États-Unis pour maintenir la reprise américaine sur les rails. Toutes ces conditions étant en place, nous abordons l’année 2021 avec davantage d’optimisme. 

Cela ne se fera pas tout seul, loin de là. Le virus continue de se propager dans de nombreux pays, y compris aux États-Unis, aux prises avec presque 20 000 nouveaux cas par jour. L’économie ne rebondit pas aussi rapidement que beaucoup l’avaient espéré, et nous pourrions connaître un nouveau ralentissement au premier trimestre. En revanche, les bénéfices des sociétés pourraient rester solides. En fait, d’après nos perspectives actuelles, les marchés pourraient dégager des rendements élevés à un chiffre voire à deux chiffres d’ici la fin de l’année. 

Une distribution efficace et rapide des vaccins sera à cet égard déterminante. Comme nous l’avons souligné, en cas d’effets secondaires à grande échelle, de refus des gens de se faire vacciner ou de problèmes de distribution, nous devrons certainement réviser nos perspectives. Espérons que rien de tout cela ne se produira.

Repositionnement vers la valeur au détriment de la croissance

Dans l’ensemble, au début de 2021, nous surpondérions les actions américaines et internationales ainsi que les actions des marchés émergents. Et pour la première fois depuis longtemps, nous étions plus optimistes au sujet du Canada, passant d’une position sous-pondérée à neutre. 

Toutefois, au quatrième trimestre, nous avons réduit notre position en actions américaines, qui est de nouveau légèrement surpondérée. Les grandes sociétés technologiques (y compris les « FAANG ») exposées au télétravail ont tiré le rebond du marché par rapport au creux de mars. Elles sont également responsables d’une bonne partie des gains du S&P 500 en 2020, dont nous avons tiré profit.

 Simultanément, de nombreuses actions de valeur ont souffert de la fermeture de l’économie. Elles ont toutefois repris des couleurs au quatrième trimestre à l’idée que les États-Unis adopteraient un plan de relance. Les matériaux, l’énergie et les services financiers ont attiré de nouveaux capitaux. En fait, les banques américaines ont trouvé un second souffle vers la fin du trimestre lorsque leurs tests de résistance ont montré qu’elles disposaient de réserves de capital suffisantes, ce qui leur a de nouveau permis d’effectuer des rachats d’actions et de verser des dividendes. Si les taux obligataires remontent progressivement en 2021 comme nous le prévoyons, cela pourrait également donner un coup de pouce supplémentaire au secteur. 

Nous étions nous-mêmes convaincus que les États-Unis adopteraient un plan de relance et sommes passés de surpondérés à neutres sur les actions de croissance à forte capitalisation. Ce faisant, nous nous sommes renforcés sur les titres de valeur, qui ont finalement surclassé les titres de croissance au quatrième trimestre. Nous avons aussi fait plus de place aux moyennes et aux faibles capitalisations, ces dernières surclassant également les actions de croissance à forte capitalisation (graphique 2).

L’arrivée des vaccins et les nouvelles mesures de relance pourraient accélérer le repositionnement vers la valeur à mesure que la reprise se généralise. Afin d’y participer, nous continuerons d’utiliser une stratégie axée sur les extrêmes. D’un côté, afin de gérer le risque à court terme, nous détenons des actions de croissance américaines à forte capitalisation, en privilégiant la gestion active. De l’autre, comme indiqué ci-dessus, nous avons pris des positions dans les catégories de valeur comme l’industrie, les métaux et les actions à faible et moyenne capitalisation. De plus, nous avons effectué plusieurs opérations tactiques sur options dans des secteurs axés sur la valeur, notamment l’industrie et les services financiers. 

Graphique 2 : La valeur rattrape la croissance

Chart 2: La valeur rattrape la croissance

Source : Bloomberg. Données au 31 décembre 2020.

Comme tout au long de l’année dernière, nous avons maintenu notre position surpondérée sur les marchés émergents. L’indice MSCI Emerging Markets a terminé l’année sur un nouveau sommet, et nous pensons qu’il pourra encore progresser en 2021 si la reprise économique mondiale se renforce.

Cependant, la vitesse de la reprise à la suite de la récession liée à la COVID-19 a grandement varié d’un marché émergent à l’autre. Les pays comme la Chine, la Corée du Sud et l’Inde ont les compétences nécessaires pour contenir l’épidémie. Ils sont également assez riches pour mettre en œuvre des programmes de relance et s’en sont mieux sortis que d’autres. En fait, Bloomberg prévoit que l’Inde et la Chine afficheront des taux de croissance respectifs de 9 % et 8,1 % en 2021, contre 4 % à 6 % pour l’économie mondiale.

Dans l’ensemble, les pays émergents dont les économies dépendent des importations pourraient profiter de la baisse du billet vert. Par ailleurs, l’administration Biden pourrait adopter une attitude moins belliqueuse vis-à-vis de la Chine. Pour couronner le tout, la Chine (qui ne compte plus que très peu de cas de COVID-19) a mis au point et distribué son propre vaccin, tout comme la Russie, qui a toutefois échoué à contenir le virus. 

À l’échelle internationale, l’UE et le Royaume-Uni ont enfin conclu un accord commercial global qui a levé les obstacles économiques créés par les négociations sans fin sur le Brexit. Fin décembre également, la Chine et l’UE ont annoncé la signature d’un important accord commercial qui donnera aux deux régions un meilleur accès à leurs marchés respectifs. Reprise cyclique à l’échelle mondiale

Tous ces facteurs d’optimisme ont été tempérés par la deuxième vague de COVID-19, qui continue de dévaster plusieurs pays européens. En fait, à un certain moment, le Royaume-Uni enregistrait plus de 50 000 nouveaux cas par jour. Le pays a toutefois réussi à vacciner ses citoyens contre le virus plus rapidement que les États-Unis et le Canada. Par ailleurs, l’UE a lancé une campagne de vaccination de masse afin de vacciner toute sa population adulte d’ici la fin de 2021.

Nous nous attendons également à ce que l’UE et la Banque centrale européenne (BCE) maintiennent leurs mesures de relance. Cependant, bien que les valorisations boursières soient plus intéressantes qu’aux États-Unis, nous restons prudents et avons réduit notre position, qui est maintenant légèrement surpondérée.

Pour la première fois depuis plus d’un an, nous sommes plutôt optimistes au sujet du Canada et sommes passés de sous-pondérés à neutres. L’indice composé S&P/TSX a enregistré de bons résultats en 2020 malgré la pandémie, la faiblesse des prix du pétrole et l’endettement élevé des consommateurs. Cependant, les confinements imposés dans une grande partie du pays écorneront vraisemblablement la croissance du quatrième trimestre, ce qui pourrait se répercuter sur le premier trimestre de 2021.

Malgré tout, à mesure que la reprise se généralise, nous pensons que l’indice composé S&P/TSX pourrait dégager de meilleurs rendements en 2021, car il repose largement sur les métaux, les mines, les services financiers et le pétrole – autant de secteurs qui pourraient se démarquer après la pandémie. Nous sommes particulièrement optimistes au sujet du pétrole, qui pourrait profiter d’un redressement de la demande à mesure que l’activité économique reprend. 

Faibles taux d’intérêt et quête de rendement 

Tout dépendant de vos placements, vous avez soit adoré, soit détesté l’extrême faiblesse des taux d’intérêt en 2020. D’un côté, elle a contribué à nourrir la remontée des actions. De l’autre, elle a contrarié les investisseurs en quête de rendement et de stabilité au sein de leur portefeuille. Il y a peu d’amélioration en vue. En fait, vu l’inflation quasi nulle et les millions de personnes encore au chômage, la Réserve fédérale des États-Unis (la Fed) et la Banque du Canada ont bien précisé qu’elles prévoyaient jusqu’à trois ans de bas taux d’intérêt.

Dans ce contexte, nous sous-pondérons les obligations de première qualité au profit des actions. Cependant, comme la Fed continue de garantir ces titres, nous surpondérons les obligations de sociétés à rendement élevé. De plus, étant donné l’amélioration des perspectives économiques de nombreux pays en développement, nous sommes optimistes à l’égard des titres de créance des marchés émergents.

Dans l’ensemble, le taux de l’obligation du Trésor américain de référence a commencé le quatrième trimestre à 0,68 % et l’a terminé à 0,93 %. À titre de comparaison, le taux de l’obligation du gouvernement du Canada à 10 ans est passé de 0,55 % à 0,81 % entre le début et la fin du trimestre. Nous prévoyons une remontée progressive des taux obligataires en 2021 sur fond de diminution des mesures de relance économique et de regain d’appétit pour le risque (graphique 3). 

Graphique 3 : Privilégier les obligations de sociétés pour des rendements plus élevés 

Graphique 3 : Privilégier les obligations de sociétés pour des rendements plus élevés

Source: Macrobond. Données au 31 décembre 2020. 

Le billet vert fléchit, le huard monte – on ajoute de l’or 

Vu la dépréciation du dollar américain et la promesse de la Fed de garder les taux bas, nous couvrons le risque de change vis-à-vis du billet vert. De plus, nous pensons que le dollar canadien continuera de s’apprécier par rapport à son homologue américain et qu’il pourrait dépasser 0,80 $ US en 2021. 

Nous pourrions voir l’inflation commencer à remonter vers la fin de 2021. Mais nous ne nous attendons pas à une forte inflation bientôt. Le marché réagira tout de même à toute apparence de menace inflationniste. C’est pourquoi, nous avons accru l’exposition à l’or et l’argent de nos Portefeuilles FNB tactiques Sun Life, qui contiennent aussi des valeurs du Trésor indexées sur l’inflation, ou « TIPS », comme couverture.

Les principaux indices atteignent de nouveaux sommets 

Au quatrième trimestre, l’indice S&P 500 a continué de se relever de son creux de mars pour finir en hausse de 18.4 % et atteindre un sommet. Son ratio cours/bénéfice prévu pour les 12 prochains mois est passé de 18,25 à 22,69 en 2020. Selon certaines mesures, l’indice est jugé cher, puisqu’il est supérieur à son niveau médian de 16,01 qui nous ramène à 1990. Il reste toutefois inférieur au sommet atteint en décembre 1999 (25,30). 

La vigueur des actions au quatrième trimestre ne s’est pas limitée aux États-Unis. Les indices MSCI World et MSCI EAFE, qui ont progressé de 14.1 % et 9,1 % respectivement en 2020, ont eux aussi fracassé de nouveaux records. L’indice MSCI Emerging Markets s’est également redressé et a fini en hausse de 18,7 % à la faveur de forts afflux de capitaux (graphique 4). Chez nous, l’indice composé S&P/TSX a grimpé de 5,6 % en 2020, tiré par les produits de base et les matériaux, mais a clôturé en deçà du sommet qu’il avait atteint le 20 février, avant la COVID-19 (graphique 5).

Graphique 4 : Les actions : vigueur au début de 2021 

Rendement global, valeurs indexées sur 0 à compter du 1er  janvier 2020

Graphique 4 : Les actions : vigueur au début de 2021

Source : Bloomberg, Données au 31 décembre 2020.

Canada : vers une amélioration en cours d’année? 

Nous sommes d’accord avec les perspectives économiques de la Banque du Canada, qui table sur une croissance négative au premier trimestre. Cependant, si le vaccin est distribué comme prévu, la croissance pourrait rebondir au printemps lorsque les dépenses des entreprises et des ménages repartiront à la hausse. En fait, selon la projection médiane des économistes du secteur privé, le PIB réel du Canada pourrait augmenter de 4,4 % en 2021, comparativement à un déclin estimatif de 5,7 % en 2020.

On observe des signes économiques encourageants. Les bénéfices des sociétés ont atteint un sommet de deux ans. Le prix du pétrole est passé d’environ 40 $ US à 50 $ US le baril. Certaines prévisions laissent entendre qu’il pourrait atteindre jusqu’à 60 $ US le baril si l’économie mondiale se redresse et que la COVID-19 reflue au cours des prochains mois. 

Les consommateurs canadiens disposent par ailleurs de liquidités importantes grâce aux programmes de soutien du gouvernement fédéral et à la baisse de la consommation. En fait, la Banque de Montréal estime que l’épargne a bondi pour atteindre un niveau correspondant à 6,8 % du PIB (151 milliards de dollars). Les dépenses des consommateurs (le « stimulus économique en réserve », selon l’expression du gouvernement) pourraient donc avoir un impact important sur l’économie en 2021. 

En revanche, au début du quatrième trimestre, Statistique Canada estimait que près de 1,7 million de Canadiens étaient encore au chômage. Et les programmes de soutien du gouvernement, y compris l’aide aux particuliers et aux entreprises, devraient être épuisés au printemps. À ce moment, nous pourrions assister à une augmentation du nombre de faillites et de licenciements. 

Graphique 5 : Les produits de base mènent l’ascension de l’indice composé S&P/TSX

Graphique 5 : Les produits de base mènent l’ascension de l’indice composé S&P/TSX

Source : Bloomberg, Données au 31 décembre 2020. 

Les mesures de relance pourraient accélérer la reprise aux États-Unis 

Depuis le début de la pandémie, nous étions convaincus que les États-Unis avaient les moyens d’adopter des mesures de relance budgétaire supplémentaires. C’est ce qui s’est finalement produit à la fin du quatrième trimestre, lorsque le Congrès américain a voté le plan de sauvetage économique de 900 milliards de dollars. À présent que Joe Biden est à la tête du pays et que les démocrates contrôlent la Maison-Blanche et le Congrès, de nouvelles mesures de relance pourraient être mises en place au cours des prochains mois.

Même avant l’adoption du plan de relance, plusieurs indicateurs économiques américains s’amélioraient. Les dépenses de consommation avaient presque renoué avec les niveaux d’avant la COVID-19 et le revenu moyen des ménages les avait dépassés. Un autre indicateur clé, l’indice ISM manufacturier pour les États-Unis, est passé de 57,5 en novembre à 60,7 en décembre, ce qui est supérieur aux prévisions et représente son plus fort taux de croissance depuis août 2018.

La plus récente série de mesures de relance économique pourrait accélérer cette reprise. Les économistes, y compris ceux de la Fed, avaient déjà prédit que le PIB américain progresserait de 4 % à 6 % en 2021. Ils s’attendent également à une contraction de 3,5 % en 2020. Pour notre part, comme nous l’avons souligné, nous pensons que l’année débutera sur une note hésitante, mais que l’économie s’améliorera avec le déploiement des vaccins et l’entrée en vigueur des plus récentes mesures de relance.

Marchés émergents : la Chine et l’Inde rebondissent

Le rebond des actions des marchés émergents qui s’est produit au quatrième trimestre s’explique par plusieurs facteurs, entre autres l’amélioration du moral des investisseurs ainsi que la promesse du maintien des taux d’intérêt bas et des mesures de relance budgétaire. 

En fait, deux pays émergents « baromètres », la Chine et l’Inde, ont fortement progressé au quatrième trimestre. L’agence des douanes chinoise a annoncé qu’en novembre seulement, les exportations du pays avaient atteint 268 milliards de dollars américains, en hausse de 21 % par rapport au même mois de 2019. Cela s’explique en grande partie par les exportations de technologies dans les secteurs où la demande a augmenté pendant la pandémie, notamment le télétravail. Les actions chinoises ont également clôturé l’année 2020 à leur plus haut niveau depuis 2008. 

La situation est semblable en Inde. L’indice composé des directeurs d’achats (PMI) du pays, IHS Markit, est passé de 54,6 % à 58,9 % de septembre à octobre – sa hausse la plus importante en neuf ans. Le marché boursier indien s’est également ressaisi, l’indice MSCI India atteignant même un sommet absolu.

Cependant, comme nous l’avons souligné, les pays émergents se partagent entre ceux qui peuvent gérer la pandémie, adoptent des programmes de relance massifs et sont faiblement exposés aux secteurs les plus touchés. Par exemple, en décembre, Bloomberg tablait sur une croissance de 9 % en Inde et de 3,5 % au Brésil et en Afrique du Sud pour 2021. 

Cette différence se reflète également dans la capacité des pays émergents à distribuer le vaccin. Certains, parmi lesquels figurent de nouveau l’Inde et la Chine, prévoient de vacciner de larges pans de leur population aux deuxième et troisième trimestres, alors que d’autres devront peut-être patienter jusqu’au début de 2022. 

Marchés internationaux : le dénouement du Brexit, enfin! 

L’Europe a terminé le quatrième trimestre tiraillée entre les bonnes et les mauvaises nouvelles. Du côté positif, le secteur manufacturier de l’UE a rebondi au quatrième trimestre. Cependant, la deuxième vague du virus a conduit à des confinements élargis dans la plupart des pays européens, dont la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne.

Cela étant, l’activité manufacturière a progressé à son rythme le plus rapide depuis 2018 au quatrième trimestre. L’indice PMI du secteur manufacturier européen IHS Markit est passé de 53,8 en novembre à 55,2 en décembre (un indice supérieur à 50 est synonyme d’expansion). Cette hausse est en partie attribuable au rebond de l’activité manufacturière en Allemagne, le premier exportateur du continent.

Cela dit, les taux de chômage n’ont pratiquement pas varié au quatrième trimestre. Mais le consensus laisse penser que la croissance économique européenne renouera avec ses niveaux d’avant la pandémie début 2022.

En ce qui concerne le Brexit, on ignore encore quel effet l’accord aura sur les économies du Royaume-Uni et de l’UE. Cependant, de nombreux économistes sont pessimistes au sujet de l’économie britannique. En fait, Citygroup estime que celle-ci pourrait produire de 2 % à 2,5 % de moins en 2021 que si elle était restée au sein de l’UE. À long terme, la banque prévoit aussi que le Brexit pourrait causer davantage de dommages à l’économie du Royaume-Uni que la COVID-19.

Perspectives : surpondération des actions, sous-pondération des obligations

Dans l’ensemble, nous surpondérions légèrement les actions au quatrième trimestre. Parmi les actions, nous surpondérions les États-Unis, les marchés émergents et les actions internationales. Du côté des titres à revenu fixe, nous préférions les actions aux obligations de première qualité.

  • Nous avons légèrement réduit la surpondération des actions américaines.
  • Nous sommes passés de sous-pondérés à neutres sur le Canada en raison du virage vers la valeur et les titres cycliques.
  • Nous avons conservé une position légèrement surpondérée en actions de l’indice MSCI EAFE.
  • La reprise des principales économies des marchés émergents nous a incités à maintenir notre position surpondérée. 
  • Nous avons couvert nos positions en dollars américains en raison de la faiblesse de la devise, car nous nous attendons à ce que le dollar canadien continue de s’apprécier. 

Dans l’ensemble, nous continuerons à gérer les risques à court terme tout en recherchant des occasions à plus long terme. Pour le moment cependant, nous sommes à l’aise avec le positionnement des Portefeuilles gérés Granite Sun Life.

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