Points saillants

  • Les États-Unis et la Chine franchissent la première phase d’un accord commercial potentiel
  • Au Royaume-Uni, le parti conservateur remporte une majorité et remet le Brexit sur les rails
  • Aux États-Unis, la Chambre des représentants ratifie l’AEUMC
  • La Banque du Canada maintient ses taux
  • La Réserve fédérale américaine baisse son taux directeur
  • Le prix de référence du pétrole grimpe à 61,06 $ US le baril
  • Le dollar canadien monte pour s’établir à 0,77 $ US Les marchés mondiaux progressent malgré les menaces

Les marchés en hausse par suite d’une trêve de la guerre commerciale

La paralysie du Brexit et le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine pèsent sur l’économie mondiale depuis des mois. Mais ces deux problèmes ont été partiellement résolus dans les derniers jours de 2019. En effet, les électeurs britanniques ont dit adieu à l’Europe et les États-Unis et la Chine ont franchi la première phase d’un accord commercial qui pourrait mettre fin à la guerre des tarifs. Puis, pendant que les investisseurs digéraient cette information, la Chambre des représentants a discrètement ratifié l’Accord États-Unis–Mexique–Canada (AEUMC), un pacte commercial essentiel à la croissance économique du Canada.

Même après tout cela, il reste un problème épineux potentiel : la destitution officielle du président américain Donald Trump. Toutefois, le marché semble indiquer que peu d’investisseurs croient qu’il sera démis de ses fonctions. En effet, lorsqu’il a été annoncé que l’acte d’accusation serait porté devant le Sénat, l’indice S&P 500 a atteint un nouveau sommet.

En plus de l’apaisement partiel des tensions commerciales et d’une baisse de l’incertitude liée au Brexit, d’autres facteurs sont de bon augure pour le marché. Les États-Unis ont continué d’enregistrer une forte croissance de l’emploi. De plus, la Réserve fédérale américaine a indiqué qu’après avoir baissé les taux d’intérêt à trois reprises en 2019, elle les maintiendrait en 2020. À l’échelle mondiale, les indices des directeurs d’achat (indicateurs clés des activités commerciales) sont à la hausse. Une réduction des tarifs pourrait stimuler davantage la croissance et appuyer les bénéfices des sociétés.

Selon nous, comme le risque de base a baissé, les actions pourraient connaître une hausse à court terme. Dans les Portefeuilles gérés Granite Sun Life, nous sommes donc passés d’une sous-pondération à une surpondération en actions. Nous continuons cependant à surveiller la situation politique aux États-Unis, le Brexit et le commerce mondial.

En ce qui concerne les États-Unis, nous estimons que cette économie est encore la plus forte du monde. Elle pourrait s’améliorer davantage si les tarifs étaient levés et les taux d’intérêt continuaient d’être bas. C’est pourquoi nous avons augmenté notre surpondération, mais nous pourrions la réduire avant la fin de l’année.

Nous sommes moins positifs à l’égard du Canada. L’économie a ralenti avec la baisse de la consommation et des ventes au détail. Cela semble annoncer une morosité économique plus généralisée. Nous avons donc maintenu notre sous-pondération au quatrième trimestre.

Les marchés émergents n’ont pas été épargnés par la guerre commerciale. En effet, la croissance économique de la Chine a ralenti et le dollar américain est demeuré fort. Cependant, ils pourraient rebondir et dépasser le rendement des autres marchés si l’économie mondiale prenait du mieux. Par conséquent, nous avons augmenté notre surpondération.

Au Royaume-Uni, la majorité remportée par le premier ministre Boris Johnson lors de l’élection générale a largement contribué à l’apaisement de l’incertitude économique créée par le Brexit. L’économie de la zone euro pourrait commencer à s’améliorer, ce qui serait favorable au marché boursier. Au début du quatrième trimestre, nous étions sous-pondérés en actions EAEO, mais avec moins d’incertitude liée au Brexit, nous sommes passés à une position surpondérée.

Le marché haussier poursuit son élan : nouveau sommet pour l’indice S&P 500

Le conflit commercial entre les États-Unis et la Chine a nui à l’économie mondiale. Les banques centrales ont donc baissé les taux d’intérêt, ce qui a partiellement contribué à la hausse de la plupart des marchés boursiers en fin d’année. L’indice S&P 500 était en tête avec une augmentation de 9,1 % (USD rendement global) pour le trimestre et de 28,9 % pour l’année. Il s’agit d’un record et de son meilleur rendement depuis 2013 (graphique 1).

With the trade war slowing growth in China and in many other emerging market countries, the MSCI Emerging Markets Index (USD) ended down -4.16%. At home, the S&P/TSX Composite Index climbed 2.5%, led higher by strength in utility stocks (Chart 2).

L’indice MSCI World (USD) a augmenté de 8,6 % au T4, tandis que l’indice MSCI EAFE (USD) a grimpé de 8,23%. De plus, avec les indications que le conflit commercial pourrait tirer à sa fin, l’indice MSCI Emerging Markets (USD) a connu une hausse de 11,74 %. Au pays, l’indice composé S&P/TSX a gagné 3,2 %, tiré par la vigueur du secteur des services publics (graphique 2).

Rendement limité des obligations nord-américaines

Les rendements obligataires sont tombés plus bas que jamais au T3. Les investisseurs peu enclins au risque se sont tournés en grand nombre vers les obligations, ce qui a fait grimper les prix. Au T4, la demande a faibli, mais les rendements ont fluctué dans une fourchette étroite. Nous nous attendons à ce que cela soit aussi le cas pendant les trois premiers mois de 2019.

Le taux des obligations à 10 ans du gouvernement du Canada a commencé le T4 à 1, 35 % et l’a terminé à 1,70 %. Le taux des obligations du Trésor américain à 10 ans a baissé, terminant le trimestre à 1.67 %, une augmentation de 24 points de base.

Graphique 1 : Les marchés profitent de la faiblesse des taux d’intérêt

Le Graphique 1 affiche le rendement des marchés boursiers à l’échelle mondiale lors du dernier trimestre de 2019..

Source : Bloomberg

La Fed baisse ses taux, la BdC maintient les siens

Par suite d’un léger ralentissement de la croissance économique, la Réserve fédérale américaine (la « Fed ») a baissé les taux d’intérêt à trois reprises en 2019. L’économie américaine semble maintenant s’être stabilisée. À sa dernière réunion, tenue en décembre, la Fed a laissé son taux directeur inchangé à 1,75 %. Elle a aussi indiqué qu’elle n’augmenterait pas ses taux en 2020. Cette décision a été appuyée par la plupart de ses gouverneurs. (Quelques-uns s’attendent à une augmentation de 25 points de base au cours des 12 prochains mois).

Au T3, l’économie américaine a affiché une croissance de 2,1 % et les effets stimulateurs des baisses de taux ne se sont pas encore fait pleinement sentir. On s’attend à ce qu’elle termine le T4 avec un taux de croissance légèrement plus élevé. On s’entend actuellement pour dire que la croissance du PIB des États-Unis devrait ralentir quelque peu en 2020. Cependant, comme la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine semble tirer à sa fin, l’économie pourrait bénéficier d’une reprise des investissements des entreprises.

La force de l’économie s’est traduite par un des taux de chômage les plus bas aux États-Unis, soit 4 %. Toutefois, l’inflation demeure plus faible que la cible de 2 % de la Fed. Par conséquent, elle pourrait adopter une approche attentiste dans les mois à venir.

Pour sa part, la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 1,75 % en 2019, tandis qu’ailleurs au monde, les banques centrales ont progressivement baissé le leur. Stephen Poloz, le gouverneur de la Banque du Canada, n’a pas augmenté le taux directeur depuis décembre 2018. Selon lui, sa décision s’explique par la forte croissance de l’emploi.

Cependant, il semble maintenant que l’emploi décline et avec lui la croissance de l’économie. En effet, le PIB du Canada a fait du surplace. Sa croissance s’est établie à 0,0 % et à 0,1 % en juillet et en août, respectivement. Après une autre augmentation de 0,1 % en septembre, l’économie s’est contractée de 0,1 % en octobre. De plus, en novembre, elle a perdu 71 200 emplois, faisant monter le taux de chômage jusqu’à 5,9%.

Bien que le taux de chômage se soit amélioré en décembre avec l’ajout de 32 000 emplois, M. Poloz devra continuer de tenir compte d’un certain nombre de risques. Par exemple, si la Banque du Canada réduisait ses taux, cela pourrait, par le jeu des taux hypothécaires, faire grimper la demande sur certains marchés du logement déjà en proie à une bulle. Cela pourrait aussi inciter les consommateurs canadiens, dont l’endettement frôle déjà des records, à s’enfoncer encore plus dans le rouge.

À l’inverse, si la banque maintenait le statu quo, la croissance pourrait s’affaiblir. Mais selon M. Poloz, l’économie mondiale se stabilise et la croissance augmentera. Ces commentaires pourraient indiquer qu’il entend demeurer ferme à l’égard des taux. À moins qu’il n’y ait un ralentissement marqué de l’économie, nous croyons que la Banque du Canada maintiendra ses taux pendant les premiers mois de 2020.

Les marchés comptent sur le soutien des banques centrales

Redoutant une récession mondiale, près d’une trentaine de banques centrales ont allégé leurs taux d’intérêt depuis le début de l’année. La Banque centrale européenne a fait passer son taux directeur de -0,4 % à -0,5 % en septembre. De même, la Fed a réduit les taux de 25 pb à deux reprises au cours du trimestre, abaissant son taux à un jour dans la fourchette de 1,75 % à 2 %. La Banque du Canada a continué de faire exception puisqu’elle a laissé son taux directeur inchangé à 1,75%.

L’intervention de la Fed n’a pas satisfait le président américain Donald Trump, qui n’a cessé de demander des baisses de taux beaucoup plus rapides et plus prononcées. Dans un tweet, il a qualifié les gouverneurs de la Fed de «crétins» et réclamé qu’ils instaurent des taux d’intérêt négatifs, visiblement pour refinancer la dette de 22 billions de dollars du gouvernement américain.

Le président de la Fed Jerome Powell a rétorqué que l’économie américaine se portait bien et n’avait pas besoin d’être survoltée par une chute soudaine et marquée des taux d’intérêt. Cela dit, bien que les marchés aient intégré au moins une autre baisse de taux cette année, la Fed paraît divisée quant à l’orientation future des taux d’intérêt.

De fait, le graphique à points publié à l’issue de la réunion de septembre montre que cinq gouverneurs auraient désiré maintenir les taux d’intérêt dans la fourchette de 2 % à 2,25 %, tandis que cinq autres soutenaient la dernière baisse et voulaient les laisser dans la fourchette de 1,75 % à 2 % jusqu’à la fin de l’année. Par contre, sept autres souhaitaient au moins une baisse de plus en 2019. Ces divisions rendent la prochaine décision de la Fed difficile à prédire. Cependant, si le marché subissait une forte correction, la Fed pourrait le soutenir en diminuant de nouveau les taux d’intérêt.

Au Canada, le marché semble avoir intégré une baisse de taux d’intérêt de 25 pb d’ici la fin de l’année ou au début de 2020. Les chances que la Banque du Canada réduise les taux se sont peut-être renforcées depuis que l’économie n’a pas progressé en juillet.

De plus, dans une déclaration qui a suivi sa réunion de septembre, la Banque du Canada a clairement indiqué qu’elle croyait que la guerre tarifaire sino-américaine représentait un risque important, soulignant que «la situation pourrait bien s’aggraver à l’échelle internationale; un choc complexe secouerait alors notre économie et aurait une incidence sur l’offre et la demande».

En outre, vu le poids des États-Unis dans les échanges commerciaux du Canada, la Banque du Canada doit également maintenir son taux directeur relativement en phase avec celui de la Fed, sans quoi elle risquerait de faire monter le dollar canadien et de nuire ainsi aux exportations du pays.

Canada : l’économie ralentit et la BdC devient attentiste

Les consommateurs canadiens, déjà très endettés, peuvent difficilement augmenter leurs dépenses pour contrer le ralentissement de l’économie. En effet, pour chaque dollar de revenu disponible, les Canadiens doivent presque 1,72 $.

Ce ralentissement des dépenses à la consommation et des ventes au détail pourrait freiner davantage l’économie et faire augmenter le chômage. Comme nous l’avons déjà mentionné, la Banque du Canada a tout un dilemme : si elle baisse les taux pour stimuler l’économie, les Canadiens pourraient s’endetter encore plus. Si elle les maintient, l’économie pourrait en souffrir.

Cependant, le marché de l’habitation, qui était à la baisse, pourrait se trouver parmi les points positifs. Les consommateurs ont tendance à dépenser plus quand la valeur de leur maison augmente. Au T4, le prix des maisons semblait se stabiliser, y compris à Vancouver où les prix avaient connu la chute la plus prononcée. Si les taux d’intérêt demeurent bas, nous pourrions voir les prix monter, ce qui donnerait un élan à l’économie en 2020.

Au Canada, le secteur de l’énergie pourrait connaître un certain regain grâce au prix du pétrole qui devrait fluctuer entre 55 $ US et 65 $ US dans les mois à venir. Mais deux facteurs pourraient faire monter ce prix. Premièrement, les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont atteint un niveau dangereux. Deuxièmement, la demande de pétrole pourrait augmenter si l’économie s’améliore avec la réduction des tarifs.

De plus, selon certaines estimations, la production de pétrole en Alberta au cours des quatre prochaines années augmentera de 4,2 % par année. TC Énergie (autrefois appelée TransCanada) et Enbridge prévoient toutes deux augmenter leur capacité, ce qui pourrait donner jusqu’à 150 000 barils de pétrole de plus par jour sans construction additionnelle de pipelines. Par conséquent, les perspectives pour les investissements dans l’énergie sont plutôt prometteuse.

Graphique 2 : Les titres du secteur des services publics permettent à l’indice composé S&P/TSX de gagner du terrain

Le Graphique 2 affiche le rendement des différentes catégories d’actions de l’indice composé S&P/TSX lors du dernier trimestre de 2019. .

Économie américaine : une histoire de taux et de commerce

Comme nous l’avons mentionné, la Réserve fédérale américaine a baissé les taux d’intérêt à trois reprises en 2019. L’effet stimulateur de ces baisses n’est pas immédiat, mais pourrait commencer à se faire sentir dans l’économie dans les mois à venir.

Dans le même temps, la signature à Washington de la première phase d’un accord commercial avec la Chine est prévue pour le 15 janvier. Lors de l’escalade de la guerre tarifaire entre les deux pays, les États-Unis ont imposé des tarifs sur 550 milliards de dollars US de produits chinois. À son tour, la Chine a frappé de tarifs 185 milliards de dollars US de produits importés des États-Unis. Au fur et à mesure que ces tarifs seront levés et que nous aurons des précisions sur l’évolution du conflit commercial entre ces pays, les dépenses d’investissements pourraient reprendre aux États-Unis.

Pour l’instant, les valeurs boursières semblent avoir pris en compte la fin de la guerre commerciale. Les marchés attendent maintenant les élections présidentielles américaines qui auront lieu en novembre et le résultat de la procédure de destitution de Donald Trump.

La Chambre des représentants a accepté deux articles de mise en accusation. Mais au moment d’écrire ces lignes, elle ne les avait pas encore envoyés au Sénat pour amorcer le procès de M. Trump. Comme nous l’avons mentionné, à en juger par la montée record de l’indice S&P 500 au T4, le marché croit que la procédure de destitution aura peu d’impact sur l’économie.

Cependant, le marché pourrait réagir négativement au résultat de la primaire présidentielle du parti démocrate. Les commentateurs de Wall Street ont critiqué les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders (deux favoris) pour leurs propositions qu’ils jugent interventionnistes et qui feraient augmenter les impôts. Par exemple, le démembrement de grandes sociétés technologiques et le freinage de la croissance du secteur de l’énergie.

Les marchés pourraient préférer l’ex-vice-président Joe Biden et ses politiques plus centristes. Il arrive en tête des sondages dans de nombreux États clés pour gagner les élections.

Pour le moment, nous croyons que les baisses de taux d’intérêt et l’accord commercial initial auront des effets positifs sur l’économie des États-Unis. Nous gardons par conséquent notre surpondération en actions américaines. Nous avons d’ailleurs augmenté cette surpondération au T4, mais nous pourrions la réduire avant la fin de l’année.

Une solution pour le Brexit pourrait stimuler l’économie de la zone euro

Au Royaume-Uni, la victoire remportée par le premier ministre Boris Johnson lors de l’élection générale a finalement permis de clarifier la situation quant au Brexit et la sortie de l’Union européenne (UE) est prévue pour le 31 janvier. Mais il doit maintenant négocier un pacte complet de libre-échange avec l’UE d’ici la fin de 2020, sous peine de déclencher une nouvelle crise majeure liée aux dangers économiques d’une sortie sans accord.

En plus des risques posés par un Brexit à la dure, les échanges entre plusieurs pays membres de l’UE et la Chine ont fortement chuté. Parmi ces pays on compte l’Allemagne, pilier de l’économie européenne, dont la croissance a ralenti, mais qui semble avoir évité une récession.

Maintenant que les nuages du Brexit se dissipent, nous pourrions commencer à voir l’économie européenne s’améliorer au fur et à mesure que les dépenses d’investissements augmenteront. De plus, le risque que les États-Unis imposent des tarifs sur les automobiles européennes a baissé pour l’instant et nous sommes plus optimistes à l’égard du secteur bancaire européen. Les valeurs boursières sont en général plus faibles en Europe que dans les autres marchés, surtout celui des États-Unis. Par conséquent, à la fin du T4 nous sommes passés d’une sous-pondération à une surpondération.

Marchés émergents : rebond après l’accord commercial?

La Chine et d’autres marchés émergents pourraient être les bénéficiaires principaux de la fin du conflit commercial entre les États-Unis et la Chine. Les tarifs élevés ont nui à la production industrielle de la Chine. Cependant, les chiffres de novembre pour la production industrielle et les ventes au détail semblent indiquer que son économie prend du mieux. De plus, le secteur immobilier, un élément essentiel de l’économie chinoise, semble aussi s’améliorer.

D’autres marchés émergents donnent des signes de croissance. Cette amélioration est due en partie aux sociétés américaines et chinoises qui se sont approvisionnées dans d’autres pays pour éviter les tarifs. Taiwan, le Vietnam, le Chili, la Malaisie et l’Argentine ont été les principaux bénéficiaires.

L’économie de la Russie s’est aussi améliorée, et ce, grâce au raffermissement du prix du pétrole. De plus, elle a profité de la faiblesse des taux d’intérêt et d’un programme de dépenses d’envergure du gouvernement visant à investir 390 milliards de dollars, notamment dans des projets d’infrastructure importants. Par ailleurs, la croissance de l’économie du Brésil a pris de la vitesse grâce à l’augmentation des dépenses des consommateurs et des entreprises.

Perspectives : nette surpondération des actions et des obligations d’État

Nous sommes passés à une surpondération générale en actions, sauf au Canada.

Pour ce qui est des titres à revenu fixe, nous avons réduit notre composante d’obligations pendant le trimestre pour augmenter notre exposition aux actions. Nous préférons les obligations canadiennes à celles des États-Unis et les obligations de ces deux pays à celles des obligations mondiales. De plus, nous préférons les obligations de première qualité aux titres de créance. Toutefois, dans l’univers des titres de créance, nous choisissons les titres de créance des marchés émergents plutôt que les obligations à rendement élevé.

  • Augmentation de la surpondération en actions américaines, mais une réduction de cette exposition est prévue avant la fin de l’année.
  • Maintien de la sous-pondération au Canada en raison du ralentissement des dépenses à la consommation et de la croissance de l’emploi.
  • Passage à une surpondération en actions EAEO étant donné les progrès du Brexit et de l’amélioration potentielle de l’économie de la zone euro.
  • Augmentation de la surpondération en actions des marchés émergents en raison de leur meilleur potentiel de hausse en cas de reprise.
  • On s’attend à ce que le dollar canadien fluctue entre 0,73 $ US et 0,78 $ US en 2020.

Globalement, nous cherchons des façons de réduire les risques et de tirer parti des possibilités de placement. Pour le moment cependant, nous sommes à l’aise avec le positionnement des Portefeuilles gérés Granite Sun Life.

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