Faits saillants 

  • Le monde a été secoué par une deuxième vague de COVID-19.
  • Peu après la fin du trimestre, le président Trump a contracté le virus et a été hospitalisé.
  • Les grands indices ont continué de se remettre du dégagement du premier trimestre, le S&P 500 atteignant un sommet record.
  • Les obligations canadiennes se sont laissé distancer par les obligations du Trésor américain.
  • Le Canada a annoncé une nouvelle série de programmes de soutien du revenu.
  • L’UE a lancé un programme de relance de 888 milliards de dollars américains.
  • Après avoir atteint 64 $ US plus tôt cette année, le pétrole a continué d’osciller autour de 40 $ US.
  • Le dollar canadien est passé de 0,74 $ US à 0,75 $ US.

En mars, la COVID-19 a mis à l’arrêt l’économie mondiale, entraînant l’effondrement du S&P 500 – qui a perdu 34 % de sa valeur en 19 jours. À l’échelle mondiale, les gouvernements ont réagi en adoptant des mesures de relance de plus de 15 000 milliards de dollars américains, tandis que les banques centrales ont aplati leurs taux d’intérêt directeurs. Le désespoir a alors fait place à l’optimisme et le 18 août, le S&P 500 a touché un nouveau sommet historique, effaçant la phase baissière la plus courte de l’histoire. Durant les derniers jours du trimestre, les investisseurs ont marqué une pause face à une conjoncture encore trouble : la pandémie s’accélérait, le Congrès américain n’avait pas réussi à adopter de nouvelles mesures de relance et le risque d’un ralentissement prolongé de l’économie assombrissait les perspectives de bénéfices des entreprises. Parallèlement, l’indice Nasdaq à forte teneur technologique a chuté de 10 % en trois jours à peine.

Face à autant d’incertitude économique et politique, la glissade du Nasdaq a-t-elle été un repli de courte durée ou a-t-elle marqué le début d’un recul plus important? Ceci reste à voir. Cependant, depuis le début du dégagement provoqué par la COVID-19, nous avons constamment mis en doute l’hypothèse d’une reprise rapide en V. Vu la profondeur de la débâcle économique, nous avons plutôt prédit un nouvel accès de faiblesse dans ce qui pourrait être une reprise en W. C’est peut-être ce qui a commencé alors que le troisième trimestre tirait à sa fin.

L’orientation que prendront les marchés dépendra clairement d’un certain nombre de questions clés. La montée de la deuxième vague de COVID-19 pourra-t-elle être contenue sans une nouvelle mise à l’arrêt de l’économie? (Graphique 1) Y aura-t-il un nouveau programme de relance aux États-Unis? Quand pourrons-nous disposer d’un vaccin efficace? Enfin, s’il n’y a pas de reprise rapide, les bénéfices des entreprises suivront-ils le rythme de l’expansion des valorisations boursières?

Graphique 1 : Poussées du virus aux États-Unis et dans le monde

Graphique 1 : Compare la propagation de la COVID-19 au sein de grands pays

Sources : Organisation mondiale de la santé, Université Johns Hopkins, Gestion d’actifs PMSL inc. Données au 30 septembre 2020.

Comme si cela ne suffisait pas, la campagne électorale américaine est devenue encore plus volatile le 2 octobre lorsque le président Donald Trump a été hospitalisé en raison de la COVID-19. Les inquiétudes entourant la santé du président se sont ajoutées à la crainte grandissante qu’un résultat contesté des élections du 3 novembre fasse reculer le marché – temporairement du moins.

On se souviendra qu’en l’an 2000, un différend sur le décompte des voix dans un seul État – la Floride – s’était rendu jusqu’à la Cour suprême des États-Unis, retardant de cinq semaines la déclaration d’un vainqueur. Durant cet intervalle, le S&P 500 a perdu 12 %. Cette fois-ci, si les observateurs ont raison, le résultat des élections pourrait être contesté dans de nombreux États, entraînant de longues batailles judiciaires et accentuant la volatilité du marché.

Même une victoire décisive du candidat démocrate Joe Biden à la Maison-Blanche et au Congrès pourrait ne pas être accueillie favorablement par Wall Street, notamment parce que l’aspirant a promis qu’au « jour un » de sa présidence, il retirerait les baisses d’impôt du président Trump et relèverait possiblement l’impôt des sociétés de 21 % à 28 %. Une telle mesure pourrait nuire aux bénéfices des entreprises et se répercuter sur les valorisations boursières. De plus, le marché réagirait mal à une hausse de l’impôt sur les gains en capital, idée également mise de l’avant dans le camp démocrate (graphique 2).

Les marchés pourraient bien préférer une impasse (si le Congrès et la Maison-Blanche ne sont pas contrôlés par le même parti). Une telle situation pourrait retarder ou empêcher la mise en place de politiques dont le marché ne veut pas.

Graphique 2 : Issues possibles des élections américaines

Graphique 2 : Compare les résultats de sondages sur le démocrate Joe Biden et le président Donald Trump

Source : PredictIt. Données au 30 septembre 2020.

Une approche calculée de la volatilité des marchés

Vu la profondeur du gouffre dans lequel la COVID-19 a plongé l’économie, nous avons amorcé le troisième trimestre en sous-pondérant légèrement les actions. Cependant, la première vague de COVID-19 étant en partie contenue et les mesures de relance monétaire et budgétaire commençant à produire leurs effets, nous avons observé l’émergence de signes positifs : les grandes économies rouvraient, les essais de vaccins progressaient et les bénéfices des entreprises tenaient bon. À la lumière de cette évolution, nous avons commencé à rajouter une certaine dose de risque à nos portefeuilles, de sorte que notre pondération des actions était à peu près neutre en fin de trimestre.

Parmi les actions, nous surpondérions encore les États-Unis et les marchés émergents et nous étions passés d’une pondération neutre à une surpondération des actions EAEO. Par contre, comme c’est le cas depuis le début de l’année, nous sous-pondérions encore les actions canadiennes.

À la fin du trimestre, nous restions optimistes à l’égard des actions américaines. Nous voyions notamment d’un bon œil les titres de croissance, y compris ceux des grandes sociétés technologiques qui ont mené la reprise. Nous avons tiré parti de la remontée, mais les actions de croissance sont rendues onéreuses, notamment par rapport aux actions de valeur. Néanmoins, malgré leur recul de la fin du trimestre, nous pensons que les titres de croissance offrent un potentiel de hausse à long terme, particulièrement en raison de la persistance de la tendance au télétravail.

Si elle se concrétise, l’approbation de nouvelles dépenses de relance par le Congrès américain pourrait stimuler l’ensemble du marché et entraîner un virage vers les titres de valeur. Dans cette perspective, nous continuons d’utiliser une stratégie axée sur les extrêmes. D’un côté, nous privilégions la qualité en surpondérant les grandes sociétés américaines. De l’autre côté, nous adoptons une orientation plus opportuniste en ajoutant des catégories d’actif et des titres de valeur américains qui ont été surclassés par les titres de croissance durant la phase d’ascension du marché (graphique 3).

Graphique 3 : La valeur peut-elle combler son écart par rapport à la croissance?

Graphique 3 : Affiche l’écart entre la valeur et la croissance dans les styles de placement

Source : Bloomberg. Données au 30 septembre 2020.

Par ailleurs, pour produire un revenu supplémentaire, nous avons vendu des options sur divers marchés au troisième trimestre. Par exemple, vu le dégagement des titres technologiques, nous avons vendu des options de vente fortement hors du cours sur le Nasdaq. De plus, en juillet et en août, nous avons utilisé des options d’achat en position vendeur et des options de vente en position vendeur sur les titres aurifères et technologiques. La stratégie d’options de vente en position vendeur a été particulièrement fructueuse en août, le Nasdaq ayant poursuivi sa progression alors que nous touchions la prime. Tant que les primes resteront intéressantes, nous continuerons d’avoir recours aux stratégies d’options.

Tandis que nous restions optimistes à l’égard des États-Unis, le marché canadien est resté le plus sous-pondéré dans nos portefeuilles. Le gouvernement Trudeau fait tout ce qu’il peut pour aider les particuliers et faire rouler l’économie. Cependant, les dépenses des ménages, qui représentent 59 % du PIB du Canada, ont été ralenties par l’endettement élevé des consommateurs. De plus, nous croyons que les prix des logements, qui ont relativement bien tenu jusqu’à maintenant – en partie en raison des reports de versements hypothécaires et des dépenses de relance – pourraient connaître un long ralentissement.

Nous avons continué de surpondérer les marchés émergents au troisième trimestre. Néanmoins, nous craignons que certains grands pays émergents éprouvent des difficultés à rouvrir leur économie. Nous pensons notamment au Brésil et à l’Inde, qui sont parmi les pays les plus durement touchés par la COVID-19. Par contre, en Chine (marché le plus fortement pondéré dans notre indice de référence), le virus est chose du passé et l’économie prend de l’élan, quoique moins rapidement que nous l’avions prévu. Cela dit, le secteur manufacturier chinois a rebondi et les exportations ont augmenté dans la foulée de la lente réouverture des grandes économies.

Nous surpondérions légèrement les actions européennes en fin de trimestre. Le soutien budgétaire et monétaire, y compris le fonds de relance de 888 milliards de dollars américains de l’Union européenne, devrait continuer d’étayer les actions et l’économie européennes. Cependant, nous avons des inquiétudes liées à la conjoncture politique et à la pandémie. Les négociations entourant la sortie du Royaume-Uni de l’UE sont au bord de la rupture, amplifiant l’incertitude qui grève les marchés. Par ailleurs, un certain nombre de grands pays européens affrontent maintenant une deuxième vague de COVID-19, dont l’Espagne est le nouvel épicentre.

Obligations : faibles taux d’intérêt et recherche de rendement

Les taux d’intérêt touchant un creux historique, la soif de rendement a persisté au troisième trimestre. De plus, la Réserve fédérale américaine appuie les obligations de sociétés à rendement élevé qui ont continué de surclasser les obligations d’État. Nous avons étoffé la pondération de ces titres. (Graphique 4)

Le taux des obligations du Trésor américain a clôturé le trimestre là où il l’avait commencé, à 0,69 %. Par comparaison, le taux des obligations à 10 ans du gouvernement du Canada a chuté, passant de 0,79 % le 31 mars à 0,57 %. À la fin du trimestre, nous étions proches de la neutralité à l’échelle de nos compartiments obligataires.

Graphique 4 : Les obligations de sociétés ont surclassé les obligations d’État au troisième trimestre

Graphique 4 : Compare le rendement entre les obligations de sociétés et les obligations d’État

Source : Macrobond. Données au 30 septembre 2020.

Les marchés se redressent, le S&P atteint un nouveau sommet historique

Au troisième trimestre, l’indice S&P 500 a continué de se relever de son creux de mars, pour atteindre un sommet historique le 18 août (graphique 5). Malgré le dégagement de fin de trimestre, l’indice demeurait en hausse de 5,6 % depuis le début de l’année le 30 septembre. L’indice MSCI Emerging Market s’est également redressé, mais s’inscrivait en baisse légère de 0,9 % depuis le début de l’année. Durant la même période, l’indice MSCI World a gagné 0,9 %, tandis que l’indice MSCI EAFE a perdu 6,2 %. Au Canada, l’indice composé S&P/TSX a monté durant le trimestre, tiré par les secteurs de l’industrie et des services publics, clôturant en baisse de 3,1 % depuis le début de l’année (graphique 6).

Graphique 5 : Le rebond des actions s’est poursuivi à l’échelle mondiale

Rendement global; valeurs établies par rapport à un point de référence de 0 à compter du 1er janvier 2020

Graphique 5 : Illustre le rendement des principaux indices boursiers au T3

Source : Bloomberg. Données au 30 septembre 2020

La Fed lance des appels répétés en faveur de nouvelles mesures de relance

Depuis mars, la Fed a abaissé son taux directeur à un niveau presque nul. Elle s’est aussi engagée à les maintenir près de zéro, possiblement pour trois ans, jusqu’à ce que l’économie soit pleinement rétablie. Enfin, elle a lancé plus d’une douzaine de programmes de prêts et de liquidités totalisant près de 2 300 milliards de dollars américains.

Malgré tout cela, son président Jerome Powell ne croit pas que la politique monétaire puisse à elle seule venir à la rescousse de l’économie américaine. C’est pourquoi il a lancé des appels répétés en faveur de l’adoption de nouvelles mesures budgétaires par le Congrès. Cependant, le deuxième programme de relance déjà promis, qui pourrait bien dépasser les 1 000 milliards de dollars américains, demeurait enlisé dans les manœuvres partisanes à la fin du trimestre.

Pour soutenir la reprise économique, la Fed a assoupli son approche vis-à-vis du contrôle de l’inflation au cours du trimestre. Par le passé, elle adoptait un parti pris pour le resserrement monétaire lorsque le taux d’inflation dépassait 2 %. Désormais, elle laissera l’inflation grimper « modérément au-dessus » de 2 % pendant un certain temps avant de relever les taux. Du côté des actions, maintenir des taux bas et laisser l’inflation augmenter pourrait améliorer les rendements, le coût du capital restant peu élevé. Toutefois, du côté des obligations, les taux pourraient rester faibles pendant une période prolongée.

Avant la pandémie, alors que les États-Unis affichaient un niveau d’emploi record et une croissance avoisinant les 3 %, l’inflation est demeurée inférieure à 2 %. Aujourd’hui, avec près de 10 millions d’Américains encore au chômage, il est difficile d’imaginer quel effet ce virage de la politique de la Fed pourrait avoir à court terme.

Aux États-Unis, des mesures de relance insuffisantes menacent la reprise

Après avoir fortement reculé au deuxième trimestre, le PIB des États-Unis a fortement rebondi au troisième. Les ventes au détail, les ventes de logements neufs et les commandes de biens durables ont toutes déjoué les prévisions à la hausse et sont désormais revenues ou presque à leurs niveaux d’avant la crise.

Nous sommes modérément optimistes à l’égard des actions américaines, que nous surpondérions de 3 % en fin de trimestre, comme nous l’avons dit. Cependant, la prudence reste de mise vu l’augmentation du nombre de cas de COVID-19 et l’apparente incapacité de la Maison-Blanche et du Congrès de s’entendre sur un deuxième programme de relance. Nous pourrions devoir attendre la fin des élections avant qu’un programme de relance soit lancé, le cas échéant.

Les dépenses de consommation, qui comptent pour près des deux tiers de la croissance économique américaine, ont été étayées par des programmes de soutien d’urgence du revenu. Or, le financement de ces programmes tire à sa fin alors que les partis continuent de se quereller sur la nature et l’ampleur des nouvelles mesures de relance requises.

Bien des prévisions économiques annoncent un bond de la croissance américaine au quatrième trimestre. Cependant, comme Jerome Powell l’a maintes fois affirmé au Congrès, le rythme de la reprise pourrait ralentir faute d’une stimulation budgétaire immédiate. De fait, bon nombre d’économistes de renom ont commencé à réduire leurs estimations de croissance américaine du quatrième trimestre.

Au Canada, les faibles prix de l’énergie compliquent la reprise

Dans la perspective d’un virage possible vers la valeur, nous avons légèrement réduit la sous-pondération des actions canadiennes en août. Cependant, à 3,5 %, ce compartiment demeure le plus fortement sous-pondéré dans nos portefeuilles.

De façon générale, nos préoccupations gravitent autour du surendettement des consommateurs canadiens et de la faiblesse des prix de l’énergie. Après la récession de 2008, c’est la vigueur des dépenses de consommation qui a tiré la reprise de l’économie canadienne. Par contre, cette fois-ci, malgré des taux d’intérêt retombés au plancher, les consommateurs canadiens n’ont pas la marge de manœuvre pour souscrire de nouveaux emprunts importants. Nous surveillons également les prix des logements qui ont atteint des niveaux record dans certains marchés, comme nous l’avons dit.

De plus, la reprise canadienne a souffert de la baisse des prix du pétrole. La production de pétrole et de gaz naturel compte pour près de 7 % du PIB du Canada. Le brut de référence se négociait à près de 64 $ US le baril début janvier. Cependant, une guerre des prix et une diminution de la demande imputable au recul économique provoqué par la COVID-19 l’ont fait baisser à 40 $ US le baril à la fin du troisième trimestre. Même à partir d’un prix aussi bas, il est difficile d’entrevoir un rebond significatif alors que d’importants producteurs, y compris l’Arabie saoudite et la Russie, ont augmenté leur production.

Le gouvernement fédéral fait pourtant tout ce qu’il peut pour empêcher l’économie de perdre davantage de terrain. Il a ainsi annoncé une nouvelle série de programmes de soutien du revenu qui appuieront les particuliers et les entreprises pendant les 26 prochaines semaines. Ceci pourrait aider à éviter le choc économique qui surviendrait si des millions de Canadiens se retrouvaient sans emploi et sans revenu.

Quel sera le coût de ces mesures? Sans les nouveaux programmes annoncés dans le discours du Trône de septembre, le déficit budgétaire prévu à la fin du troisième trimestre s’élevait à environ 350 milliards de dollars pour 2020. En août, le FMI a calculé que les mesures de relance budgétaire du Canada équivalaient à 15 % du PIB. Ce niveau de soutien budgétaire est semblable à celui des États-Unis, mais inférieur à celui qui est observé au Japon et dans l’Union européenne.

Graphique 6 : L’industrie et les services publics permettent à l’indice composé S&P/TSX de gagner du terrain

Graphique 6 : Montre le rendement des différents secteurs de l’indice composé S&P/TSX au T3

Une reprise inégale dans les marchés émergents

Nous avons continué de surpondérer les marchés émergents au troisième trimestre. Comme nous l’avons dit, plusieurs pays émergents, comme l’Inde et le Brésil, peinent à rouvrir leur économie. Par contre, d’autres s’en tirent bien, comme la Chine, la Corée du Sud et Taïwan.

La Chine rebondit, en partie grâce à des mesures de relance ciblées fructueuses – signe que les efforts du gouvernement pour stimuler la consommation intérieure portent fruit. De fait, d’après certains indicateurs, l’activité économique du pays a atteint son plus haut niveau en 2,5 ans. L’indice des directeurs d’achats non manufacturier a grimpé à 55,2 en août, dépassant pour un sixième mois d’affilée la barre des 50 qui constitue la ligne de démarcation entre l’expansion et la contraction.

Par ailleurs, les marchés émergents ont généralement profité de la baisse du dollar américain. La Fed étant réfractaire à relever ses taux, cet avantage pourrait persister plus longtemps. Sur le plan négatif, la hausse des prix des produits de base a pénalisé certains pays émergents.

En Europe, le virus revient à la charge et le Brexit se réinvite

Le fonds de reprise de 888 milliards de dollars américains lancé par l’UE au troisième trimestre a soutenu l’économie et les marchés européens. Malgré un élagage tard durant le trimestre, nous étions toujours surpondérés en actions EAEO.

L’économie européenne, qui dépend davantage des exportations que l’économie américaine, a profité de la reprise chinoise. Nous en avons peut-être eu la preuve en août, lorsque l’indice allemand du kilométrage des camions, indicateur de la production industrielle du pays, a remonté à son niveau d’avant la crise. De même, l’indice des directeurs d’achats européens est resté positif durant le trimestre. D’autres pays durement touchés, y compris l’Italie, ont également donné des signes de rétablissement, avec une accélération de l’activité manufacturière et du commerce extérieur.

Cependant, l’Europe est frappée par une deuxième vague de COVID-19, qui a forcé un certain nombre de pays, y compris l’Espagne (qui compte le plus de nouveaux cas), à refermer une partie de leur économie.

Nous surveillons également l’impasse concernant le Brexit, qui crée de nouveau de l’incertitude économique. Nous approchons rapidement de l’échéance du 30 décembre avant laquelle l’UE et le Royaume-Uni doivent avoir conclu une entente globale sur le commerce et l’immigration. Les deux parties semblent encore très loin d’un accord, faisant ressurgir la possibilité d’un Brexit dur qui aurait des retombées économiques négatives.

Perspectives : prudence à l’égard des actions, neutralité à l’égard des obligations

Globalement, nous étions neutres à l’égard des actions au troisième trimestre. Cependant, parmi les actions, nous surpondérions les États-Unis, les marchés émergents et la zone EAEO. Du côté des titres à revenu fixe, nous avons ajouté des obligations à rendement élevé, mais maintenu une pondération neutre des compartiments obligataires.

  • Nous avons légèrement réduit la surpondération des actions américaines.
  • Nous avons continué de sous-pondérer le Canada, dont l’économie souffre de la COVID-19 et de la faiblesse des prix du pétrole.
  • L’économie prenant du mieux dans la zone euro, nous sommes passés d’une pondération neutre à une légère surpondération des actions EAEO.
  • La reprise de l’économie chinoise nous a incités à maintenir la surpondération dans les actions des marchés émergents.
  • Le dollar canadien a remonté vis-à-vis du dollar américain et nous nous attendons à ce qu’il s’échange dans une fourchette de 0,75 $ US.
  • Nous avons maintenu les liquidités en vue de saisir les occasions qui se présenteront.

Dans l’ensemble, nous continuerons à gérer les risques à court terme tout en recherchant des occasions à plus long terme. Pour le moment cependant, nous sommes à l’aise avec le positionnement des Portefeuilles gérés Granite Sun Life.

Le présent article contient des renseignements sommaires publiés à titre indicatif par Gestion d’actifs PMSL inc. Bien qu’il ait été préparé à partir de sources considérées comme fiables, Gestion d’actifs PMSL inc. ne peut en garantir l’exactitude ou l’exhaustivité. Ce document vise à fournir des renseignements généraux qui ne doivent pas être considérés comme des conseils de placement ni des conseils financiers, fiscaux ou juridiques s’appliquant à des cas particuliers. Les opinions exprimées sont celles de l’auteur et pas nécessairement celles de Gestion d’actifs PMSL inc. Notez que les énoncés prospectifs contenus dans le présent article sont de nature spéculative et il est déconseillé de s’y fier. Rien ne garantit que les événements envisagés auront lieu, ou qu’ils se dérouleront de la manière prévue. Veuillez obtenir l’avis d’un conseiller professionnel avant de prendre une décision en fonction des renseignements qui figurent dans le présent article.

© Gestion d’actifs PMSL inc. et ses concédants de licence, 2020. Gestion d’actifs PMSL inc. est membre du groupe Sun Life. Tous droits réservés.