Considérant la quantitéde manchettes au sujet l'ALENA au cours de la dernière année, il est tentant d'écarter la dernière série comme n’étant que du bruit. Cependant, nous arrivons peut-être à un point tournant, alors que le paysage législatif aux États-Unis et au Mexique pourrait changer à l’approche des élections

Comment en sommes-nous arrivés là? Le 17 juillet 2017, le représentant au Commerce des États-Unis a publié un sommaire des objectifs pour la renégociation de l'ALENA («Summary Objectives for the NAFTA Renegotiation»). Le document cite d'importants déficits commerciaux et la fermeture de milliers d'usines de fabrication depuis l'entrée en vigueur de l'accord il y a 24 ans. Les objectifs portent essentiellement sur le maintien et l'amélioration de l'accès au marché pour les producteurs agricoles, les fabricants et les fournisseurs de services américains ainsi que sur l'amélioration de la balance commerciale américaine.

Le Canada est en faveur de la modernisation de l'ALENA, notamment en ce qui concerne le travail, les normes environnementales, les droits en matière d'égalité entre les sexes et les droits autochtones. Toutefois, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a clairement indiqué que le Canada ciblait un accord gagnant-gagnant et qu'il entendait conclure un bon accord, pas n’importe quel accord.

Le principe d'un accord gagnant-gagnant se fonde sur la théorie économique voulant que l'échange de biens permet aux participants de se spécialiser et d'être collectivement en meilleure posture.  Bien entendu, la réalité n'est pas si simple. Les modalités de la distribution des gains dans une nation et au-delà de ses frontières font l'objet d'un débat approfondi. Et nous voyons clairement les notions d'échange «juste» et «équilibré» dans les revendications américaines, en partie pour récupérer des emplois dans le secteur secondaire.  

Pour compliquer davantage les choses, la question entourant la répartition des gains est étroitement liée à la politique étrangère plus large, comme en témoigne la Stratégie nationale de sécurité des États-Unis d'Amérique («National Security Strategy of the United States of America») qui a été diffusée en décembre 2017.  On s'en prend explicitement à la Chine et on affirme que les États-Unis, de concert avec ses partenaires, s'efforceront de contester les pratiques commerciales et économiques déloyales de la Chine et de restreindre son acquisition de technologies sensibles.

Dans l'ensemble, cela est de mauvais augure pour le Canada et le Mexique sur le plan de l'ALENA, et pour d'autres alliés sur le plan du commerce. La prolongation des négociations peut avoir été une stratégie envisageable au départ. Cependant, les États-Unis font clairement monter la pression avec les exemptions des tarifs sur les importations d'acier et d'aluminium pour le Canada, le Mexique et l'Union européenne qui prennent fin le 1er juin. 

Si le Canada et le Mexique ne sont pas disposés à satisfaire aux exigences des États-Unis, est-il concevable que le gouvernement américain résilie l'ALENA dans les prochains jours au détriment de certains de ses contribuables? Il semble plutôt difficile de prévoir ce qui arrivera. Si l'ALENA échouait, les États-Unis pourraient être en meilleure position pour absorber le choc, car ce pays a un marché intérieur plus important, il dépend moins du commerce et il s’est doté d’un important programme de relance budgétaire adossé à des réformes fiscales et à de nouvelles mesures de dépenses. Si L'ALENA survit, c'est peut-être avec la réalisation du côté américain que retarder davantage la conclusion d'une entente pourrait susciter de l'incertitude et permettre de recentrer les activités économiques aux États-Unis.

L'ALENA et les Portefeuilles Granite

Dans le contexte de nos portefeuilles, nous avons privilégié les actions de marchés extérieurs depuis un certain temps. L'ALENA a clairement été un risque extrême. Par ailleurs, nous avons misé sur la différence régionale entre des facteurs comme les données fondamentales de l'économie et les politiques gouvernementales. Nous continuons de suivre étroitement l'évolution des marchés et nous repositionnerons nos portefeuilles dans le but d'améliorer le rendement et de gérer les risques.

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