Le mois de septembre a été marqué par un calendrier économique chargé au Canada. Des données sur l’emploi, l’inflation, le commerce et le logement ont notamment été publiées, mais il n’y a rien de nouveau à signaler dans l’ensemble. La Banque du Canada a maintenu son taux cible de financement à un jour à 1,5 % lors de la réunion du 5 septembre 2018, après avoir relevé ses taux à quatre reprises depuis le début de l’été dernier.

Conformément aux attentes du marché, la Banque a réitéré qu’elle adopterait une approche «graduelle» fondée sur les données à l’égard du relèvement des taux tout en soulignant les préoccupations concernant la renégociation de l’ALENA. Fait surprenant, la première sous-gouverneure de la Banque du Canada, Carolyn A. Wilkins, a indiqué le jour suivant que des discussions internes portant sur la pertinence du relèvement progressif des taux d’intérêt ont eu lieu. En réponse à une potentielle accélération des relèvements de taux d’intérêt, le dollar canadien a bondi.

Le mandat de la Banque vise essentiellement à adopter une politique monétaire qui favorise le bien-être économique et financier des Canadiens. Pour remplir son mandat, la Banque table sur un taux d’inflation de 2 % pour améliorer la confiance à l’égard de la valeur de l’argent et contribuer à la durabilité de la croissance économique.

Alors que l’économie canadienne tourne à plein régime, l’adoption d’une approche moins graduelle afin de ramener les taux à des niveaux neutres peut sembler justifiée. Le taux neutre estimé par la Banque est compris dans une fourchette de 2,5 % à 3,5 %, soit au moins un point de pourcentage au-dessus de la cible actuelle.

Dans l’avenir, il faudra porter une attention particulière à certaines sources de préoccupation, notamment le surendettement des consommateurs et l’incertitude entourant les échanges commerciaux, qui pourraient ralentir l’activité économique au cours des prochains trimestres (justifiant ainsi l’approche graduelle actuelle).

Activité économique mondiale et exportations hors produits de base du Canada

Depuis quelque temps, la Banque souligne l’importance de se tourner vers les investissements et les exportations plutôt que vers la demande des consommateurs, et les chiffres du PIB se sont révélés favorables. Toutefois, le secteur des entreprises semble moins enclin à investir malgré les pressions exercées sur la capacité, ce qui indique que le virage vers une croissance économique plus équilibrée n’est pas achevé. Le brouillard se dissipera peut-être alors que la ministre des Affaires étrangères, Mme Freeland, aurait quitté les récentes négociations à Washington afin d’en discuter face à face avec le premier ministre Trudeau.

On suppose généralement que, dans un contexte de perturbations commerciales et de hausse du protectionnisme, le dollar canadien se dépréciera afin d’améliorer la compétitivité nationale. Toutefois, l’approche adoptée par la Banque dans une telle situation n’est pas nécessairement évidente, comme l’a indiqué Mme Wilkins dans sa déclaration. Elle a non seulement souligné les risques de ralentissement de la croissance, mais également les pressions inflationnistes potentielles, et a réitéré l’engagement de la Banque à l’égard de la stabilité des prix.

Bien que la dépréciation de la monnaie puisse soutenir l’activité économique, des pressions inflationnistes pourraient également être exercées en raison de la hausse des prix des importations. Cela pourrait aussi se traduire par une augmentation de la prime de risque que les investisseurs étrangers exigent afin d’investir au Canada. Sur le plan du mandat de la Banque, la politique monétaire pourrait être moins accommodante dans un contexte de réduction de la compétitivité. Des changements d’ordre fiscal et réglementaire pourraient donc être nécessaires afin de soutenir l’activité économique.


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